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Changements climatiques: impact de 86 G$ par an sur la santé

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L’impact des changements climatiques sur la santé pourrait coûter 86 milliards $ par an d’ici 2050 au Canada, selon un rapport d’experts de l’Institut canadien pour des choix climatiques.

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À titre de comparaison, c’est l’équivalent de 70 % du dernier budget annuel du Québec (122 milliards $) ou de plus d’une fois et demie le budget consacré à la santé au Québec (52 milliards $).   

« La hausse des températures sera synonyme d’augmentation du smog urbain (ozone troposphérique) partout au Canada », peut-on lire dans le rapport publié ce mois-ci par l’Institut, un organisme de recherche indépendant et financé publiquement.

Le smog peut aggraver les maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Plus de cancers

« L’augmentation des décès, des maladies et des coûts en santé suit l’augmentation de l’ozone troposphérique. Si aucune mesure n’est prise, les coûts des soins liés à l’exposition à l’ozone pourraient atteindre le quart des sommes actuellement allouées aux soins des personnes atteintes de cancer », préviennent les auteurs.   

D’ici 2100, les coûts reliés aux décès et à la diminution de la qualité de vie grimperaient à 250 milliards $ par an.

À la fin du siècle, en une décennie, « les maladies respiratoires liées à l’ozone pourraient entraîner 270 000 hospitalisations et décès prématurés, soit plus que la population de la ville de Gatineau », illustre le rapport.   

Outre le smog, d’autres éléments peuvent affecter négativement la qualité de l’air, comme les feux de forêt, qui risquent de devenir plus fréquents et plus intenses, ou de plus fortes concentrations de pollen, qui peuvent engendrer plus d’allergies et de problèmes respiratoires. 

Vagues de chaleur

Une autre conséquence des changements climatiques serait la hausse en nombre et intensité des vagues de chaleur, qui peuvent être mortelles.

Selon des projections, il pourrait y avoir de 10 à 14 semaines où la température dépasse un seuil sécuritaire d’ici la fin du siècle.   

« Selon un scénario d’émissions modérées, les taux d’hospitalisation due à la chaleur augmenteront de 21 % d’ici 2050 et doubleront d’ici 2100 », préviennent les chercheurs.

On estime que les coûts annuels reliés aux décès et à la diminution de la qualité de vie en raison des canicules seraient de 3-4 milliards $ d’ici une trentaine d’années.  

Les températures trop élevées risquent aussi de nuire à la productivité au travail, notamment pour les métiers qui s’exercent à l’extérieur.

« Selon un scénario d’émissions élevées, les changements climatiques pourraient faire perdre 128 millions d’heures de travail par année d’ici la fin du siècle, soit l’équivalent de 62 000 emplois à temps plein et de près de 15 milliards de dollars. » 

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