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La Ville de Québec harmonise le soutien offert aux organismes communautaires

Le maire de Québec, Régis Labeaume
Photo Stevens Leblanc Le maire de Québec, Régis Labeaume

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Vingt ans après les fusions de 2002, la Ville de Québec abolit les dernières disparités qui subsistaient entre les arrondissements dans le traitement des organismes communautaires.

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La Ville a présenté mardi matin son nouveau cadre de soutien pour l’encadrement des 623 organismes reconnus en loisirs, sports et vie communautaire de son territoire. La réforme s’accompagne d’une bonification de près de 3,3 millions de dollars des programmes qui leur sont destinés.

L’objectif principal est d’harmoniser l’ensemble des programmes, qui variaient encore d’un arrondissement à l’autre en raison des pratiques héritées des anciennes villes. Quand le nouveau cadre entrera en vigueur, les mêmes règles s’appliqueront dans l’ensemble de la municipalité.

Locaux gratuits

L’exemple le plus flagrant était dans le prêt de locaux et d’espaces. Dans quatre juridictions, comme dans La Cité-Limoilou, des frais pouvaient être exigés aux organismes, alors qu’ailleurs, comme à Sainte-Foy, les locaux étaient offerts gratuitement.

Dorénavant, ce sera gratuit pour tous, ce qui remettra une somme évaluée à 1 M$ dans les poches des organismes annuellement.

Huit nouveaux types de soutien financier totalisant la somme de 2,36 M$ annuellement sont aussi créés et s’ajouteront à une enveloppe de 900 000$ qui était déjà disponible.

«C’était pas mal inéquitable qu’un groupe de l’âge d’or de Sainte-Foy ne soit pas reconnu de la même manière qu’à Beauport par exemple. Maintenant, les deux sont reconnus et ont droit à la gratuité des locaux et en même temps ils ont droit à une bonification par rapport à l’ensemble des soutiens que l’on donne aux organismes, donc c’est une plus-value», a salué le conseiller municipal indépendant Yvon Bussières, qui a été impliqué de près dans la création de la nouvelle politique.

«Il n’y a pas de partisanerie, c’est vraiment un exercice d’équité», a affirmé l’élu, qui est reconnu pour son implication communautaire.

Meilleures pratiques

De son côté, l’administration Labeaume soutient qu’elle s’est inspirée des meilleures pratiques observées dans les arrondissements de telle sorte qu’aucun organisme ne sera perdant.

«On a pris ceux qu’on considère être les plus gâtés puis on l’a appliqué à l’ensemble du territoire puis même on l’a bonifié», a dit Émilie Villeneuve, membre du comité exécutif responsable du développement social.

Le nouveau cadre vient avec des mesures dans six volets : gestion des risques, soutien à la promotion, soutien professionnel, soutien au bénévolat, soutien physique et matériel, et soutien financier.

Entre autres, les organismes pourront se doter d’une couverture de base en assurances, ou encore obtenir une meilleure visibilité sur les plateformes de la Ville.

Ce nouvel encadrement sera soumis au conseil municipal le 5 juillet en vue d’une entrée en vigueur en janvier 2022.