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Pour une reprise normale de la boxe

Le Québécois Russ Anber a hâte que la Belle Province suive les traces du Nevada pour présenter des événements

Anber Canadien
Photo Antoine Lacroix Rencontré devant le T-Mobile Arena, Russ Anber s’attendait à un match serré entre le CH et les Golden Knights, mardi. Plutôt que de choisir un club, il porte un chandail aux couleurs de sa compagnie, Rival, dont les bureaux sont à Las Vegas.

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LAS VEGAS | De passage dans la ville du vice pour un important combat de boxe samedi, l’entraîneur montréalais Russ Anber a hâte que la discipline puisse reprendre devant public au Québec. 

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« J’espère que la boxe, qui est toute ma vie, va reprendre de manière plus normale, affirme l’homme bien connu dans le milieu. Pourquoi on laisse 3500 personnes aller voir le Canadien jouer, mais on a eu de la difficulté à trouver une solution pour faire un gala de boxe ? Il y a moyen de prendre plein de mesures sécuritaires pour que ça fonctionne. »

Arrivé mercredi à Las Vegas en vue de l’affrontement opposant l’Ukrainien Vasiliy Lomachenko au Japonais Masayoshi Nakatani, Anber déplore qu’il n’y ait pas plus d’allégements en vue pour son sport. 

« On n’a pas le sentiment qu’il y a la COVID icitte. Personne porte de masque, il n’y a pas de distanciation sociale, ça fait bizarre », souligne-t-il.

Confusion

L’homme de boxe avoue vivre beaucoup de confusion en voyant les différences entre la Belle Province et ailleurs dans le monde.

« Pour nous, le sport a continué, mais à l’extérieur du Québec. [...] Pourquoi eux, ça fonctionne, mais pas pour nous ? » se demande Anber, qui depuis un an a passé l’équivalent de deux mois en quarantaine chez lui, au retour de divers combats. 

Un gala devant public, organisé par Eye of the Tiger Management, aura lieu le 16 juillet à Shawinigan. Le 20 août, le groupe GYM en organisera un à l’extérieur au Stade IGA, à Montréal. 

Mais l’esprit d’Anber est surtout tourné vers le combat de Lomachenko (14-2, 10 K.-O.), pour qui il sera son homme de coin. 

« Je suis fier de travailler avec lui, qu’il me choisisse moi, un gars du Québec, pour s’occuper de ses mains, c’est un honneur. Il faut qu’il montre samedi qu’il est un des meilleurs boxeurs livre pour livre de la planète », affirme-t-il. 

Le tout pour le tout

L’affrontement est d’une importance capitale pour la suite de la carrière de la super vedette ukrainienne et ancien champion du monde unifié des poids légers, estime Anber.

« C’est un combat aussi important que ses autres pour le Championnat du monde. C’est celui qui va lui permettre de se remettre à l’avant-scène et montrer qu’il mérite son combat revanche contre Teófimo López. Il joue le tout pour le tout », ajoute-t-il. 

Même si Nakatani (19-1, 13 K.-O.) dépasse Lomachenko d’une douzaine de centimètres, l’entraîneur québécois ne croit pas que ce sera un problème, en raison d’un bon camp durant lequel il a pu se préparer en conséquence. 

« C’était la première fois que je le voyais depuis l’affrontement contre Lopez. Il est très bien préparé, comme toujours, et semble confiant », observe Anber, qui possède l’entreprise d’équipement Rival. 

Son passage au Nevada lui permettra également d’entamer des discussions pour les préparatifs du combat de championnat du monde des lourds entre l’Ukrainien Oleksandr Usyk, avec qui il travaille, et le Britannique Anthony Joshua, en septembre.

« Pour le moment, mon focus est principalement pour samedi », conclut-il. 

– Avec la collaboration de Mathieu Boulay