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Femme atteinte par balle à Québec: le courtier aurait tiré son ancienne conjointe «accidentellement»

Daniel Nolet, courtier immobilier de Via Capitale, aurait tiré sur son ex-conjointe dans la nuit de vendredi à samedi.
Photo tirée de Facebook Daniel Nolet, courtier immobilier de Via Capitale, aurait tiré sur son ex-conjointe dans la nuit de vendredi à samedi.

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C’est un homme « très énervé », sentant l’alcool et respirant très vite qui a accueilli les policiers dans sa résidence de La Haute-Saint-Charles dans la nuit de vendredi, alors qu’il venait de tirer « accidentellement » sur son ancienne conjointe.

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Cette confession, le courtier immobilier Daniel Nolet, 49 ans, l’a faite spontanément aux policiers du Service de police de la Ville de Québec qui l’ont trouvé sur le balcon de sa résidence, quelques minutes après l’appel qu’il a lui-même logé au 911. 

« Il dit qu’il a reçu des menaces de gens qu’il ne connaît pas et qu’il a tiré par accident avec l’arme qu’il gardait pour se protéger », a mentionné au juge Pierre L. Rousseau la poursuivante, Me Laura Plamondon-Dufour, dans le cadre de l’enquête sur remise en liberté de Nolet. 

Blessée au nez et à l’épaule

À l’intérieur de la résidence située sur le boulevard Saint-Claude, près de la route Sainte-Geneviève, les policiers ont trouvé la victime blessée au nez et à l’épaule qui leur a dit que l’accusé avait fait feu, mais que ça semblait être un accident. 

Selon la déclaration de l’ancienne conjointe de Nolet, ce dernier l’aurait appelée tard en soirée, vendredi, pour lui mentionner « qu’il semblait y avoir du monde dans sa cour ». L’ex-conjointe lui a donc offert de passer le voir, ce que l’accusé a accepté. 

Dans la maison, elle l’a vu faire le tour de toutes les pièces, puis monter à l’étage et redescendre avec un fusil de calibre 12. « Quand madame a vu ça, elle lui a dit qu’il n’en avait pas besoin et qu’il capotait pour rien », a mentionné la poursuivante. 

Un peu plus tard, alors que Nolet se trouvait dans le bureau, il lui aurait demandé de venir le voir. Selon la déclaration de la victime, elle n’aurait « pas eu le temps de toucher à la poignée » qu’elle a entendu un « bang ». Il lui aurait ensuite dit : « Baby, qu’est-ce que tu faisais là ?». 

Remis en liberté

Si les faits qu’ils ont entendus les ont « surpris », le père et le frère de Nolet se sont tout de même portés garants de la liberté du courtier qui, selon le juge Rousseau, a offert à la cour des conditions suffisamment sérieuses.

Il s’est engagé pour un montant de 10 000 $ et sa famille pour une somme de 3000 $. Il lui a également été interdit d’être en présence de la victime, et de consommer de l’alcool et de la drogue.