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Recherche scientifique: Labeaume regrette le départ de Gary Kobinger pour le Texas

Recherche scientifique: Labeaume regrette le départ de Gary Kobinger pour le Texas
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

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Le départ d’un éminent chercheur de l’Université Laval pour le Texas est regrettable, selon le maire Régis Labeaume, qui y voit la preuve qu’il est important d’investir dans la recherche scientifique.

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On apprenait la semaine dernière que le microbiologiste Gary Kobinger, qui est derrière un vaccin contre l’Ebola et qui travaille maintenant sur un vaccin contre la COVID-19, va diriger le laboratoire de Galveston National, à l’Université du Texas.

Pour le scientifique québécois, ce nouveau défi est l’occasion d’accéder à un laboratoire encore plus spécialisé, possédant un niveau de confinement et de sécurité de catégorie 4. Pour la Ville de Québec, toutefois, c’est une perte difficile à encaisser, a déploré le maire.

«Ce gars-là était heureux à Québec et on a trouvé le moyen de l’échapper, ce n’est pas drôle, alors c’est pour ça qu’il faut que les États investissent et surtout il faut investir sur les individus, c’est par là que ça passe, et Kobinger, c’est une sommité mondiale et on vient de le perdre», a affirmé Régis Labeaume mardi.

Nouveau partenariat

Le maire a fait cette déclaration lors d’une annonce conjointe avec des représentants de l’Institut national d’optique (INO) et du Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (CRIUCPQ).

Les deux organisations s’associent pour offrir des services complets d’incubation aux entreprises médicales émergentes et accélérer le développement de solutions pour prévenir, diagnostiquer et traiter les maladies cardiovasculaires et respiratoires, incluant la COVID-19, ainsi que le diabète de type 2 et l’obésité.

Les entrepreneurs pourront être accueillis et recevoir de l’accompagnement dans l’incubateur technologique Quantino situé dans les locaux d’INO, au Parc technologique du Québec métropolitain, dans lequel la Ville a injecté 1,4 M$ sur trois ans, en octobre 2020.

«On avait dit à l’époque qu’on savait exactement les raisons pour lesquelles on le faisait et ce partenariat entre l’IUCPQ et l’INO fait la démonstration complète que je pense qu’on a fait un très bon investissement», a dit M. Labeaume.

Potentiel

L’INO et le CRIUCPQ ont fait valoir la grande complémentarité de leurs expertises, respectivement en optique-photonique et dans le domaine médical.

Les technologies en optique-photonique, qui se basent sur les rayonnements lumineux, ont de nombreuses applications possibles dans le traitement et le diagnostic des maladies.

Elles pourraient aider à la désinfection ou la détection de virus ou de leurs biomarqueurs, ce qui ouvre la porte à des solutions intéressantes contre la COVID-19.

Devant des problèmes cardiovasculaires ou respiratoires, on peut s’en servir pour le guidage et la visualisation des interventions par cathéter, à titre d’exemple.

«Le potentiel d’innovation et d’application clinique est énorme», a salué le Dr Philippe Pibarot, directeur de l’axe de recherche en cardiologie au CRIUCPQ.