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Regroupement des services de maltraitance: un «impact positif majeur» pour les enfants

Nathalie Thériault, capitaine du SPVQ, Nadine Dubois, procureure en chef adjointe du bureau de Québec du DPCP, et Véronique Fontaine, de la DPJ
Photo Jérémy Bernier Nathalie Thériault, capitaine du SPVQ, Nadine Dubois, procureure en chef adjointe du bureau de Québec du DPCP, et Véronique Fontaine, de la DPJ

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Le regroupement sous un même toit des intervenants impliqués dans les signalements à la DPJ, à Québec, a un impact majeur sur la collaboration et le bien-être des enfants maltraités.

C’est du moins ce qu’affirment différents intervenants impliqués dans la lutte contre la maltraitance des enfants, rencontrés par Le Journal.

On retrouve au centre de Services intégrés en abus et maltraitance (SIAM), lancé en 2018 par le CIUSSS de la Capitale-Nationale, une salle de jeu, une aile médicale et une pièce réservée à la rencontre avec les autorités.

Le SIAM se trouve dans un environnement qui se veut sécurisant pour les enfants victimes d'abus et de maltraitance.
Photo Jérémy Bernier
Le SIAM se trouve dans un environnement qui se veut sécurisant pour les enfants victimes d'abus et de maltraitance.

Unique au Québec, le SIAM évite aux enfants maltraités, qui doivent déjà entamer un processus difficile, d’être trimbalés au poste de police, à la DPJ et à l’hôpital, entre autres, et leur offre un environnement sécurisant. 

«C’est vraiment plus réconfortant pour les enfants. Ils n’ont pas l’impression d’être ici pour dénoncer ce qu’ils ont vécu, ils oublient un peu. Ça a un impact positif majeur sur eux», explique Noémie Lavoie, éducatrice au SIAM.

Noémie Lavoie, éducatrice au SIAM
Photo Jérémy Bernier
Noémie Lavoie, éducatrice au SIAM

Plus efficace

En fait, après trois ans et plus de 3300 dossiers traités, le CIUSSS a observé une augmentation de 40% des examens médicaux des jeunes victimes d’abus, d’après Paule Vachon, coordonnatrice au SIAM. Une réussite importante, puisqu’il s’agit d’une étape souvent pénible pour l’enfant concerné. 

En outre, le SIAM permet également à la DPJ, aux corps de police, au procureur de la Couronne et à différents organismes de travailler main dans la main, plutôt qu’en silo.  

C’est de ce type de collaboration dont parlait la commission Laurent dans le rapport qu'elle a déposé en mai dernier, pour éviter que des histoires tragiques comme celle de la fillette martyre de Granby ne se reproduisent. 

Nathalie Thériault, capitaine du SPVQ, Nadine Dubois, procureure en chef adjointe du bureau de Québec du DPCP, et Véronique Fontaine, de la DPJ
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«Tous les partenaires se voient et discutent tous les jours, donc c’est beaucoup plus facile de régler des problématiques et on est beaucoup plus efficaces», souligne Nadine Dubois, procureure en chef adjointe du bureau de Québec du DPCP.

«Solution idéale»

La pérennité du SIAM vient d’ailleurs d’être assurée par le ministre Lionel Carmant, qui a annoncé un investissement de 1,5 M$ par année pour soutenir le projet.  

Nathalie Thériault, capitaine du SPVQ, Nadine Dubois, procureure en chef adjointe du bureau de Québec du DPCP, et Véronique Fontaine, de la DPJ
Photo Jérémy Bernier

Il souhaite d’ailleurs que d’autres initiatives du genre soient mises sur pied dans d’autres régions du Québec dans les prochaines années.

«Un enfant qui a subi de mauvais traitements a besoin du meilleur accompagnement possible [pour] limiter le traumatisme vécu. Le SIAM s’avère une solution idéale [...] qui mérite d’être déployée à plus vaste échelle», a affirmé le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, par voie de communiqué.