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Hong Kong: l'«Apple Daily» annonce qu'il cessera de paraître «au plus tard» samedi

Hong Kong: l'«Apple Daily» annonce qu'il cessera de paraître «au plus tard» samedi
Photo AFP

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Hong Kong | Le dernier numéro du quotidien pro-démocratie «Apple Daily» à Hong Kong sera imprimé au plus tard le 26 juin, a confirmé mercredi son conseil d'administration, moins d'une semaine après le gel de ses actifs et l'arrestation de cinq de ses dirigeants. 

Pékin n'a jamais caché son désir de réduire au silence ce journal très critique à l'égard de Pékin et qui a apporté un soutien sans faille au mouvement pro-démocratie. 

Le 17 juin, au nom de la loi draconienne sur la sécurité nationale, les autorités ont procédé à une vaste perquisition de la salle de rédaction du journal, arrêté cinq de ses dirigeants et gelé l'ensemble de ses actifs. 

Cette dernière mesure empêche le journal de poursuivre ses activités car désormais, il ne peut plus payer ses salariés et ses fournisseurs.

Mercredi, le conseil d'administration de Next Digital, a confirmé que «le dernier numéro imprimé d'"Apple Daily" sera celui daté du samedi 26 juin 2021 et la version numérique ne sera plus accessible à partir de 23h59 le samedi 26 juin 2021».

Le tabloïd a été créé en 1995 par le magnat de la presse, Jimmy Lai, 73 ans, qui est actuellement en détention et condamné à plusieurs peines de prison pour son implication dans des manifestations pro-démocratie en 2019. 

Il est également inculpé en vertu de la loi sur la sécurité nationale, imposée l'an passé par Pékin, des faits passibles de la prison à vie.

Cinq cadres ont été arrêtés pour collusion avec des forces étrangères en vue de porter atteinte à la sécurité nationale de la Chine.

Deux responsables du quotidien, le rédacteur en chef du titre Ryan Law et son directeur général Cheung Kim-hung ont été inculpés le 18 juin et ont été placés en détention provisoire. 

Mercredi, c'est le principal éditorialiste du quotidien qui a été arrêté au nom de cette loi. 

Cette législation avait été imposée par Pékin en 2020 en réponse à l'immense mobilisation pro-démocratie de 2019, quand Hong Kong avait pendant des mois été le théâtre de manifestations et actions quasi quotidiennes pour dénoncer les ingérences de la Chine dans les affaires de son territoire en théorie semi-autonome.

La loi s'attaque aux infractions relevant de la sécession, de la subversion, du terrorisme et de la collusion avec les forces étrangères. Dans les faits, sa formulation très floue a permis de réprimer toute voix dissidente.