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Le Canadien parfait sur toute la ligne!

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 Y avez-vous pensé? Le Canadien n’a jamais été aussi près de la finale de la coupe Stanley depuis 1993. Et il pourrait décrocher la victoire qui lui manque demain soir au Centre Bell, jour de la Fête nationale du Québec.

Cela dit, on ne devrait plus être étonné. Car aucune équipe ne se rend aussi loin dans les séries par chance. 

Joueurs et dirigeants vous diront que les formations qui connaissent du succès dans les éliminatoires sont celles qui jouent le mieux collectivement et qui affichent un grand désir de vaincre.

C’est ce que les joueurs du Canadien font depuis un mois.

La méthode n’est pas spectaculaire sur la glace, mais elle est efficace. 

Et, comme les amateurs attendent de voir leur équipe gagner depuis longtemps, ils ne s’en formalisent pas. 

Ils ne veulent surtout pas que ça arrête.

Décision surprenante de DeBoer

Les Golden Knights étaient pourtant avantagés pour ce cinquième match. Ils revenaient chez eux après avoir créé l’égalité dans la série. Ils retrouvaient leur septième joueur.

L’impact ne s’est toutefois pas fait sentir. 

La décision de Pete DeBoer de ramener Marc-André Fleury devant le filet après la performance offerte par Robin Lehner lors de la quatrième rencontre au Centre Bell était pour le moins surprenante.

On ne remplace pas un gardien qui vient de gagner en séries. Ce n’est pas une loi écrite, mais le choix de DeBoer était audacieux.

Il risque d’en entendre parler tout l’été si son équipe ne survit pas à cette demi-finale.

Dominant d’un bout à l’autre

Le Canadien, quant à lui, a été parfait sur toute la ligne!

Son style de jeu hermétique et discipliné tombe visiblement sur les nerfs de ses adversaires.

Le premier trio formé de Max Pacioretty, Chandler Stephenson qui n’a toutefois disputé que deux matchs, et Mark Stone et le deuxième composé de Jonathan Marchessault, William Carrier et Reilly Smith ne totalisent qu’un but en cinq rencontres.

Les Golden Knights ont été tenus aussi en échec en 13 supériorités numériques. Ils ont obtenu leurs meilleures occasions de marquer après que Pacioretty a réduit l’avance de son ancienne équipe à deux buts dans les premières minutes de la troisième période.

Mais, fidèle à son habitude, Carey Price a fermé la porte jusqu’à la fin.

La force des jeunes

On ne peut passer sous silence la contribution des jeunes joueurs du Canadien dans cette victoire. Jesperi Kotkaniemi, Nick Suzuki et Cole Caufield sont en train d’acquérir une expérience inestimable dans ces séries.

Le Canadien est bien armé avec ces trois joueurs pour les prochaines années.

Suzuki peut être utilisé à toutes les sauces. Imaginez quel joueur il fera quand il deviendra un as dans les cercles des mises en jeu.

Avec lui et Kotkaniemi, le Tricolore a ses deux premiers joueurs de centre pour les 10 prochaines années.

Pour ce qui est de Caufield, son ancien entraîneur à l’Université du Michigan, Tony Granato, ne s’était pas trompé. Il était prêt à jouer dans la Ligue nationale dès cette année.

En plus d’avoir le compas dans l’œil, il est bon fabricant de jeu.

Fatigués, les Knights!

Cette série n’est pas terminée.

La quatrième victoire est la plus difficile à aller chercher et on peut prévoir que les Golden Knights puiseront au fond de leurs ressources pour égaliser la série demain soir.

À moins qu’il ne leur reste plus rien dans le corps.

En jouant exclusivement contre des équipes de l’Ouest en saison régulière et lors des deux premières rondes des séries, ils ont fait moins de millage que le Canadien cette année.

Or, le Tricolore pourrait être fatigué, lui aussi, demain soir. Deux voyages Montréal-Vegas-Montréal en trois jours, ça peut tomber dans les jambes