/news/provincial
Navigation

Un promoteur met de l’eau dans son vin à Charlesbourg

Un promoteur met de l’eau dans son vin à Charlesbourg
Illustration courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Des citoyens continuent de contester le développement résidentiel Maria-Goretti à Charlesbourg, malgré les concessions faites par le promoteur.

• À lire aussi: Projet Maria-Goretti à Charlesbourg: les citoyens obtiennent la tenue d'un référendum

Drolet Construction a présenté mardi soir la nouvelle mouture de son projet, dans le secteur de l’avenue Trudelle, après avoir retiré la précédente version qui avait été confrontée à une procédure référendaire l’an dernier.

Le promoteur a revu à la baisse l’emprise de l’immeuble principal et propose maintenant la construction de 50 unités locatives, au lieu de 80. L’édifice serait plus éloigné de la rue, tout en conservant une hauteur de quatre à six étages. Par ailleurs, neuf maisons en rangées supplémentaires seraient construites sur le boulevard Cloutier, en plus des 15 déjà prévues sur l’avenue Trudelle.

Maisons « surdimensionnées »

« C’est un projet qui, selon moi, est beaucoup plus intéressant pour les citoyens. Pour nous, beaucoup moins rentable que de faire le projet d’origine, mais pour les citoyens, on considère qu’il est beaucoup plus intéressant. Il demeure encore rentable, sans quoi il n’y aurait pas de projet évidemment », affirme Daniel Renaud, directeur du développement résidentiel chez Drolet Construction.

Dans un communiqué de presse, vendredi, un groupe de citoyens a rejeté cette proposition, estimant que les maisons proposées sont « surdimensionnées » et que le projet n’atteint toujours pas l’objectif d’une « densification harmonieuse ».

M. Renaud soutient que ce n’est pas le son de cloche qu’il a eu mardi soir.

« On sent vraiment que cette version-là est celle qui plaît à la grosse majorité des gens, par contre, il y a des gens qui trouvent que c’est encore trop dense. »

Selon lui, les citoyens sont amers en raison des décisions antérieures de la Ville. Celle-ci a autorisé la construction en 2012 d’un premier bloc de six étages et de 63 condos sur ce site, par un précédent promoteur, avant que Drolet Construction soit mêlé au dossier.

Projet inachevé

L’ancien promoteur voulait construire deux autres phases, mais s’est retiré avant d’achever son projet. Le projet actuellement sur la table vise selon M. Renaud à terminer le complexe, avec des ajustements pour le rendre plus acceptable.

« Il faut finir ce qui est à finir », plaide-t-il.

De son côté, le groupe de citoyens se dit préoccupé par une « densification intensive » qui amènerait une « perte de la qualité de vie » et une « augmentation démesurée de la circulation et du stationnement dans les rues avoisinantes ». Il soulève aussi des questions de sécurité en lien avec la présence d’une école à proximité.

À VOIR AUSSI