/news/society
Navigation

Le CH en finale: un défi lancé à la blague nourrit 3200 personnes en situation d’itinérance

Le CH en finale: un défi lancé à la blague nourrit 3200 personnes en situation d’itinérance
Photo Agence QMI, Alex Proteau

Coup d'oeil sur cet article

La première participation des Canadiens de Montréal à la finale de la Coupe Stanley en 28 ans permettra de nourrir 3200 personnes en situation d’itinérance d’un repas végétalien, gracieuseté de 15 restaurateurs du Grand Montréal et d’un défi lancé sur les ondes du 91.9 FM.

• À lire aussi: P.K. Subban croit aux chances du Canadien de l'emporter

• À lire aussi: Ducharme vise la grande célébration

Pour bien comprendre, remontons en avril 2021, à la fin de la saison du Tricolore. Sur les ondes du 91,9 FM, l’animateur David Ettedgui prédit les bons succès du Canadien de Montréal et met au défi son collègue et ex-joueur du Tricolore, Georges Laraque, d’offrir 50 poulets aux gens dans le besoin.

Végétalien, l’ex-hockeyeur l’a remanié à sa sauce, optant plutôt pour le don de repas végétaliens. «J’avais dit en ondes que je mangerais un poulet entier si le Canadien se rendait en finale de la Coupe Stanley», a raconté l’animateur, présent ce samedi à la Place Émilie-Gamelin pour la distribution.

Près de 15 restaurateurs et huit fondations ont décidé de participer à la conséquence, de quoi réjouir Georges Laraque. «C’est incroyable. C’est devenu viral», a expliqué celui qui souhaite refaire un tel événement dans les prochaines années.

Ghislain Dorion faisait partie de la centaine de personnes qui patientaient calmement et à bonne distance afin d’obtenir leur repas et de le manger sur place. «Je suis content d’avoir de la nourriture», a-t-il résumé, rappelant que la pandémie n’aura pas été de tout repos pour des personnes qui vivent la même situation que lui.

Le CH en finale: un défi lancé à la blague nourrit 3200 personnes en situation d’itinérance
Photo Agence QMI, Alex Proteau

Enjeu préoccupant

Sur les lieux lors de la distribution de repas, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, rappelait l’exacerbation de l’itinérance dans les rues de la métropole en raison de la pandémie. «J’ai vraiment besoin du gouvernement du Québec, entre autres, pour aider la Ville à mettre en place des ressources qui sont absolument nécessaires», a-t-elle mentionné.

«Si on veut qu’il n’y ait pas de campement, il faut que les gens aient des ressources temporaires et qui mènent vers du permanent», a enchaîné celle qui surveille activement le parc Milton, où plusieurs personnes itinérantes ont élu domicile. «On veut qu’ils se sentent en sécurité», a-t-elle souhaité.

Sam Watts, le président-directeur général de Mission Bon Accueil, organisme responsable de la logistique, s’avouait ému de la réponse des organismes. «C’est énorme. Franchement, je suis ému», a-t-il indiqué.

Les repas qui n’ont pas trouvé preneur samedi seront distribués par différents organismes au cours des prochains jours.

À VOIR AUSSI: