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Le maudit beau peuple de Legault

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En 1976, René Lévesque a lancé devant une foule galvanisée par la victoire du Parti québécois : « On est peut-être quelque chose comme un grand peuple ». En sortie de pandémie, François Legault cherche à son tour à marquer les esprits avec une phrase-étiquette de fierté en répétant : « On est un maudit beau peuple ».

Il y a assurément une part de marketing politique dans le choix des mots du premier ministre. 

Mais il n’en pense sûrement pas moins, après une année et demie de sacrifices, de résilience et de beaux succès exprimés notamment à travers la plateforme « Je contribue » et la campagne de vaccination.

À bien des égards, il est vrai que la pandémie a fait ressortir ce qu’il y a de plus beau chez l’être humain, et chez la nation.

La solidarité. L’effort individuel pour le bien collectif. L’esprit de corps s’est manifesté plus d’une fois. Et pour que le peuple suive, il faut un bon leader.

Le sens de la formule

Ce n’était pas innocent. Au moment de glisser des vœux pour la fête nationale lors du dernier traditionnel point de presse bilan COVID avant les vacances, le premier ministre a lancé cette formule racoleuse.

Ce que les médias ont surtout retenu et relayé ce mardi-là, toutefois, ce sont les bonnes nouvelles liées au déconfinement. François Legault a donc récidivé sur les réseaux sociaux le 24 juin en écrivant : « Aucun peuple n’est parfait, mais on est un maudit beau peuple ». 

En accompagnant le court message d’une photo de lui en train de faire ce que feront les Québécois cet été, c’est-à-dire tourner des galettes de bœuf haché sur le BBQ !

Une inspiration

Il voudrait bien que, au moment des réjouissances estivales, des « moyens partys », les citoyens se tapent dans les mains en répétant la formule. Oui, nous sommes passés au travers. Nous sommes un beau peuple. 

Avec un peu de chance, le Canadien gagnera la Coupe Stanley pour pousser l’euphorie au paroxysme. 

Il en faudra une bonne dose parce qu’à l’automne, fierté ou pas, c’est du coût des « belles » écoles, des « belles » maternelles 4 ans, du « beau » tunnel et des « belles » maisons des aînés dont nous parlerons davantage.