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Au service d’une riche clientèle

Marylène Pion
Photo courtoisie Marylène Pion

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Inspirée par le glamour et le prestige de l’hôtel Ritz-Carlton, inauguré à l’aube de l’année 1913, l’écrivaine Marylène Pion dépeint le quotidien d’un groupe de femmes qui entrent au service d’une riche clientèle bourgeoise dans sa nouvelle série, Les lumières du Ritz. L’heure est aux mondanités dans ce nouvel établissement de prestige tandis que s’agitent, en coulisses, ceux et celles qui triment dur dans l’ombre de ces fêtes grandioses.

L’histoire commence rue Sherbrooke, à Montréal, le 31 décembre 1912. Tandis que chacun se prépare à célébrer le Nouvel An, Adéline et Julien Couturier travaillent d’arrache-pied pour éviter que leur maison ne tombe en ruine et vivent dans l’espoir d’un changement.

Leur tante Philomène passera le réveillon au Ritz-Carlton, qui se prépare au bal d’inauguration. Une quinzaine de femmes de chambre placées sous ses ordres s’apprêtent à se mettre au service de la riche clientèle de l’hôtel.

Une jeune bourgeoise, Ida Sloane, n’a pas le cœur à la fête, même si elle est invitée au bal d’ouverture du Ritz. Violette, sa dame de compagnie, vante les mérites de l’établissement et rappelle que de « bons partis » s’y trouveront, pour la convaincre.

Autrice de nombreuses sagas histo-riques, Marylène Pion s’est laissé emporter par cette époque pour raconter le destin de ses personnages, tant les bourgeois que les ouvriers canadiens-français.

« Le Ritz a ouvert le 31 décembre 1912 parce qu’ils ne voulaient pas ouvrir en 1913, pour ne pas que ça porte malheur ! rappelle-t-elle. Je trouvais ça intéressant. Je ne connaissais pas vraiment cette époque et je voulais la travailler. »

Elle s’est documentée à partir de photos et d’articles de journaux. « Quelques personnages ont vraiment existé, comme la famille Meredith. Charles Meredith et son épouse, Elspeth, apportent une touche véridique, mais tous les autres personnages sont fictifs. Mais je me suis quand même inspirée de la bourgeoisie montréalaise et du milieu ouvrier. »

Le roman montre le contraste entre le glamour et la richesse de la bourgeoisie et les petites gens qui travaillent d’arrache-pied pour que tout fonctionne à merveille. « Ça fait un peu penser au Titanic. C’est la même époque : des gens extrêmement riches versus des gens pauvres qui peinent pour gagner leur vie. Le clash entre les deux se produit au Ritz. »

L’écrivaine s’est attachée à Ida Sloane, qui vient de la bourgeoisie. « Tout lui est arrivé sur une cuillère en argent, mais elle se rend compte qu’il y a un autre monde qui existe que le sien. Je trouve ce personnage intéressant : c’est une fille qui pourrait avoir l’air snob, mais elle ne l’est pas du tout. Son père est extrêmement riche. Elle n’a pas à s’inquiéter, mais elle recherche quand même quelque chose pour être heureuse. »

Marylène Pion décrit aussi la tension qui s’est intensifiée à l’arrivée de la Première Guerre mondiale, déclenchée en 1914. « Quelques personnages vont aller faire la guerre. Ce n’est pas une histoire sur la guerre, mais elle a des répercussions sur les employés. La Première Guerre mondiale est une trame de fond. » 

  • Marylène Pion a signé les séries à succès Les infirmières de Notre-Dame, Le grand magasin et Rumeurs d’un village.
Les lumières du Ritz, tome 1 : La grande dame de la rue Sherbrooke<br/>
Marylène Pion<br/>
Les Éditeurs réunis<br/>
332 pages.
Photo courtoisie
Les lumières du Ritz, tome 1 : La grande dame de la rue Sherbrooke
Marylène Pion
Les Éditeurs réunis
332 pages.