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COVID-19: «Le vaccin est sûr, efficace et disponible»

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Alors que 77% des Québécois sont vaccinés, Dr Mathieu Simon, chef de l'unité des soins intensifs à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), encourage les citoyens à continuer de se faire vacciner et surtout, à aller chercher leur deuxième dose.

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«C’est ce qui garantit la persistance de l’immunité. Il ne faut pas se dire: “J’ai une dose, je m’assois dessus”, parce que trois, quatre mois plus tard, les effets de la vaccination vont commencer à s’estomper, et à ce moment-là, on va être vulnérables à nouveau et il va falloir recommencer à zéro», dit-il. 

«Le vaccin est sûr, efficace et disponible», clarifie-t-il. «Les arguments pour ne pas le prendre commencent à s’étioler. Je suis extrêmement heureux de nos concitoyens qui ont répondu massivement et favorablement à la vaccination, et je pense que c’est un bénéfice pour eux et pour la collectivité.»

Effets secondaires de la deuxième dose

Pour ce qui est des effets secondaires documentés après la deuxième dose du vaccin, comme la myocardite et la péricardite, ils peuvent survenir après plusieurs vaccins. Le Dr Simon explique que la plupart des personnes touchées sont de jeunes hommes qui ne subiront pas de conséquences graves, outre des douleurs durant quelques jours. «Une dose sur 100 000 ou 150 000 peut donner ces effets. Encore une fois, c’est mieux de prendre ses chances avec le vaccin qu’avec la maladie», préconise Dr Simon. 

Le docteur note qu'il n'y a pas encore d’explications. «Des myocardites ou péricardites, ce sont des manifestations systémiques, et donc on pense que c’est la réaction immunitaire au vaccin qui est trop forte chez certaines personnes et qui déclenche des effets d’inflammation systémique.»

Selon le Dr Simon, il n'y a rien à faire pour prévenir ces symptômes, mais c'est important de consulter si on en a, pour s'assurer que ce n'est pas un problème plus grave. 

Le délestage toujours problématique

À l'IUCPQ, le personnel se porte bien, mais 10% des employés ont quitté le réseau pour prendre une retraite prématurée, entre autres. «Malgré les efforts qu’on fait pour récupérer les effets du délestage, on est ralentis par l’absence de main-d’œuvre spécialisée», dit-il. «C’est dommage. On espère que la pandémie va susciter des vocations chez les plus jeunes, qui vont se dire que c’est une opportunité de collaborer au mieux-être de la société.»

En ce qui a trait aux urgences qui débordent plus que d'habitude, Dr Simon croit que c'est parce que les Québécois n’ont pas eu accès aussi facilement à leur visite habituelle chez leur médecin de famille ou chez leur spécialiste pendant 18 mois. «C’est une conséquence à moyen terme de la pandémie», dit-il.

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