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Mes parents m’ont donné les outils pour que je puisse réussir

Gala Artis 2021
Photo courtoisie, ERIC MYRE

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Sébastien Benoît est un passionné dans tout ce qu’il entreprend, que ce soit comme animateur de télévision ou de radio. En août 2018, il devient le nouvel animateur de l’émission La Poule aux œufs d’or succédant alors à Guy Mongrain qui prend sa retraite.


Tu es un véritable Montréalais.

Une fois leurs études terminées, mes parents demeuraient sur la rue Édouard-Montpetit près de l’Université de Montréal. Un an après ma naissance, ils ont déménagé dans le quartier NDG, et d’ailleurs mes parents demeurent toujours dans la même maison.

Dans quel milieu de travail étaient tes parents ?

Mon papa, Robert Benoit, était un professeur de français, d’histoire de l’art et de cinéma et ma mère, Suzanne Blanchard, était une pharmacienne dans le milieu hospitalier.

Quelle influence tes parents ont-ils eue dans ta jeunesse ?

Je suis l’unique enfant de la famille. Mon père est celui qui m’a inculqué mon côté « artiste » tandis que ma mère m’a appris mon côté cartésien.

À quel endroit se passaient les vacances d’été ?

Comme plusieurs Québécois, nous allions à Ogunquit, une ville située dans le comté de York dans l’État du Maine aux États-Unis.

Tu étais jeune lorsque tu as fait ton premier voyage en Europe.

À l’âge de 9 ans, nous sommes allées en France et en Italie, mais l’année suivante, c’était assez spécial, nous sommes allés au Maroc dans le cadre d’un programme d’échange étudiant que mon père dirigeait.

As-tu voyagé au Québec ?

Mes voyages m’ont permis de visiter plusieurs pays, mais je n’ai qu’un seul regret : ne pas avoir encore découvert les régions du Québec.

Explique-moi, c’est quoi un voyage combo ?

Quelques-uns de mes amis et moi sommes allés à New York, Boston, Chicago et Miami, car il y a plus d’une équipe de sport professionnel dans ces villes. Nous profitions de l’occasion pour assister aux matchs des différents sports.

As-tu pratiqué des sports ?

J’ai joué au hockey, au baseball, au soccer et au tennis. J’étais considéré comme un bon joueur dans tous les sports, sans en dominer aucun.

Aimais-tu les bandes dessinées ?

J’ai adoré – et encore aujourd’hui – les bandes dessinées d’Astérix et Obélix ainsi que les Aventures de Tintin.

Parle-nous de tes études.

Au primaire, mes parents m’ont inscrit à l’école Marie de France. Ensuite, j’ai fait mon secondaire et mon cégep au Collège Jean-de-Brébeuf et mes études de droit à l’Université de Montréal.

Tu es un avocat qui n’a jamais pratiqué le droit.

J’ai étudié le droit et j’ai fait mon stage dans un bureau d’avocats qui n’existe plus. J’étais pendant de nombreuses années membre du Barreau du Québec sans jamais avoir pratiqué le droit.

Tu m’as souligné que tu as été défavorisé à l’école par ton âge.

Oui et non. L’adaptation fut difficile au début, car quand j’ai amorcé mon secondaire et une fois arrivé au cégep, j’étais plus jeune que mes collègues de classe.

Tu étais trop jeune pour fréquenter les bars.

Lorsque j’ai terminé mes études d’avocat, je n’avais pas l’âge requis pour aller dans les bars. Les habitudes de vie n’étaient pas les mêmes, mais j’ai su m’ajuster.

Tu te décris comme un « Tanguy »

Pour les amateurs de films, Tanguy est un film sur un jeune homme qui a toujours voulu demeurer chez lui. J’ai cessé d’être un Tanguy quand je suis parti en appartement avec mon ami, Jean-Michel Dufaux.

La musique était présente dans ta vie universitaire.

J’ai adoré être animateur à la radio universitaire de l’Université de Montréal. Cette expérience m’a permis de devenir un DJ, mais plus important encore, ça a été un déclencheur de ma carrière professionnelle à la radio, qui elle s’est amorcée à Drummondville.

La musique avait aussi sa place dans ton quotidien.

Claude Dubois est parmi les chanteurs que j’aime beaucoup. L’opéra rock Starmania a ouvert mes portes à la découverte d’une autre musique et de talentueux artistes.

D’où vient ta passion pour la musique ?

Il y avait une émission à la télé américaine American Bandstand animée par le célèbre Dick Clark. L’émission est connue pour avoir révélé de nombreux jeunes talents, allant de Jerry Lee Lewis à Run DMC, mais aussi de nouveaux styles de danse tout au long de ces décennies.

Es-tu un cinéphile ?

J’aime bien les films d’aujourd’hui, mais grâce à mon père, j’ai découvert Charlie Chaplin, Buster Keaton, Louis de Funès et Pierre Richard.

Quand as-tu rencontré ta future conjointe ?

J’ai rencontré ma future conjointe, Karine Dumont, en 2008 bien après mes études de droit.

Karine est une source d’inspiration à cause de son parcours académique.

Karine, diplômée de l’Université de Montréal en droit en 1999 et du Barreau en 2000, a pratiqué le droit pendant quatre ans. Elle décide de retourner aux études. Elle obtient son doctorat en médecine de l’Université Laval en 2008.

Vous partagez de beaux moments avec votre fils.

Notre fils, Laurent, est une bougie d’allumage. Il adore pratiquer différents sports. La veille de notre entrevue, il jouait au soccer et le lendemain nous sommes allés acheter une raquette de tennis. Notre enfant est un cadeau du ciel pour nous.