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Ça passe ou ça casse pour Philibert-Thiboutot

Le coureur tentera d’obtenir son standard olympique

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L’heure de la dernière chance a sonné pour Charles Philibert-Thiboutot dans sa quête d’une deuxième participation aux Jeux olympiques. Le 29 juin est la date limite pour répondre aux critères de la Fédération internationale d’athlétisme.

Mardi, le coureur de demi-fond sera en action à l’épreuve de 1500 m à l’occasion de la Classique d’athlétisme de Montréal, disputée au complexe sportif Claude Robillard, lequel sera ouvert aux amateurs, alors que les Essais olympiques avaient été présentés à huis clos au même endroit le week-end dernier.

Les organisateurs ont fait preuve de souplesse et ont offert les meilleures conditions possible à Philibert-Thiboutot pour qu’il puisse réussir le standard olympique de 3 min 35 s, qui lui ouvrirait les portes des Jeux de Tokyo. Il pourra miser sur les encouragements des membres de sa famille et de ses amis. De plus, le directeur de course a accepté de déplacer l’épreuve de 18 h 45 à 22 h en tenant compte des prévisions météorologiques. 

« On ne prévoit pas de précipitations et les conditions seront meilleures plus tard en soirée, a-t-il expliqué. Il y a deux athlètes qui tenteront de réussir leur standard olympique et le directeur de course veut privilégier les deux épreuves. J’apprécie leur flexibilité. »

« Il n’y a pas de raison qui me laisse croire que je ne serai pas capable de battre mon record personnel, de poursuivre le coureur du club d’athlétisme de l’Université Laval, à Québec. Après une blessure à un pied qui m’a fait rater deux semaines, je me sens quasiment plus en forme que jamais. »

« Ce n’est pas fini » 

Le standard olympique est de 3 min 35 s et le record personnel du protégé de Félix-Antoine Lapointe est de 3 min 34 s. Il a touché le 3 min 36 s trois fois cette saison. 

« C’est plate de me rendre à la dernière minute pour me qualifier, mais ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini, a résumé celui qui a atteint la demi-finale à Rio en 2016. En avril et mai, alors que j’étais dans une forme exceptionnelle, je ne pensais pas devoir attendre à la dernière minute pour réussir le standard, mais j’ai raté des événements importants avec de gros points en raison de ma blessure. »

Aux Essais olympiques, dimanche, il n’a pu faire mieux qu’un chrono de 3 min 40 s. 

« J’ai tout donné, mais il y avait des vents de 50 km/h. Je n’avais jamais vu ça pour une course sur piste. J’avais eu de bonnes sensations dans les journées précédentes, mais il n’y avait rien à faire dans ces conditions extrêmes. »