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Le ministre promet une offensive pour contrer le décrochage

Jean Francois Roberge ecoles
Photo d'archives Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge

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Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge promet de lancer cet automne une offensive pour contrer le décrochage scolaire, une initiative qui arrive beaucoup trop tard, selon des partis d’opposition à l’Assemblée nationale.

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Le Journal rapportait lundi que la pandémie a fait grimper en flèche le nombre de décrocheurs dans plusieurs écoles secondaires du Québec. Dans certains centres de services scolaires, dont celui de Montréal, ils sont même deux fois plus nombreux que l’an dernier.

Écoutez l'entrevue du psychologue spécialisé dans la réussite scolaire, Égide Royer, avec Vincent Dessureault sur QUB Radio:  

« Malheureusement, je ne peux pas dire que j’ai été surpris », a lancé le ministre Roberge lors d’un entretien avec Le Journal. « On savait bien que malgré tous les efforts qu’on a faits au Québec, et je pense qu’on est exemplaire par rapport au reste du Canada, on ne pouvait pas avoir effacé complètement les effets de la pandémie », a-t-il ajouté.

Après avoir présenté au début mai un plan pour aider les élèves à rattraper leur retard scolaire, le ministre Roberge promet maintenant de dévoiler cet automne une « stratégie » pour ramener en classe ces jeunes qui ont décroché. 

« Il va falloir en faire encore plus pour nos jeunes qui ont quitté l’école un peu trop tôt », a-t-il indiqué.

Le ministre veut « agir sur plusieurs fronts », en travaillant notamment en collaboration avec des organismes communautaires qui ont une expertise en matière de persévérance scolaire.

Accusé de se traîner les pieds

Or, aux yeux des partis d’opposition, qui ont été estomaqués par les chiffres publiés dans Le Journal, cette initiative arrive encore une fois beaucoup trop tard.

« Ça arrive un an en retard, son affaire. Il faudrait que le ministre arrête de se mettre la tête dans le sable », a lancé la députée libérale Marwah Rizqy, qui réclame des données « en temps réel » sur le nombre de jeunes qui abandonnent l’école.

  • Écoutez l’entrevue de Mélanie Marsolais, directrice générale du ROCLD 

Même son de cloche de la part de la députée péquiste Véronique Hivon, qui considère que le portrait est « absolument alarmant ». « On a alerté le ministre sur ces enjeux-là dès le printemps 2020 », souligne-t-elle.

Mme Hivon réclame la mise en place d’un « plan d’urgence » immédiatement. 

Les organismes communautaires devraient obtenir du financement supplémentaire pour aller à la rencontre des jeunes dès cet été, afin de les convaincre de retourner sur les bancs d’école à la rentrée, dit-elle.

« Ça ne prend pas un plan à l’automne qui va prendre des mois à se mettre en place. Il faut travailler auprès des jeunes dès maintenant », lance-t-elle. 

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