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Des performances rassurantes en prévision des Jeux

Le Canada a pris le quatrième rang de la Super Finale à Athènes

Water Polo Canada a dévoilé, lundi, son alignement pour les Jeux de Tokyo. L’équipe sera entraînée par David Paradelo.
Photo courtoisie Water Polo Canada a dévoilé, lundi, son alignement pour les Jeux de Tokyo. L’équipe sera entraînée par David Paradelo.

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Water Polo Canada a dévoilé, lundi, l’identité des 13 filles qui formeront l’équipe olympique aux Jeux de Tokyo cet été.

Présente aux Jeux pour la première fois depuis 2004 en vertu de sa médaille d’argent aux Jeux panaméricains de Lima en 2019, l’équipe féminine comptera sur quatre Québécoises au sein de l’alignement de 13 filles. Le Canada disputera son premier match le 24 juillet en se frottant à l’Australie.

Partis de Montréal le 10 mai, l’entraîneur-chef David Paradelo et son adjointe, Cora Campbell, qui est la seule de l’équipe possédant de l’expérience olympique, ont profité notamment de la Super Finale disputée à Athènes pour procéder aux coupures finales, mais toutes les filles poursuivront leur parcours avec l’équipe nationale jusqu’à Tokyo.

« C’est toujours difficile de procéder à des coupures, mais ce fut encore plus difficile cette année en raison de la COVID-19, qui a nécessité un engagement incroyable de la part des 16 filles, a raconté Paradelo, qui a pris les rênes de l’équipe en 2019. Nous avons bâti un esprit de famille et ça fait mal à tout le monde de laisser des filles derrière. »

Les Québécoises retenues sont la vétérante Joëlle Békhazi, qui évolue au sein du programme de l’équipe nationale depuis 2005, Axelle Crevier, Élyse Lemay-Lavoie et Clara Vulpisi.

Bonnes performances

Les performances des dernières semaines en Grèce, mais aussi contre l’Italie et les États-Unis lors de rencontres préparatoires, ont rassuré l’entraîneur-chef.

« Nous avons obtenu des résultats encourageants pour le futur, a-t-il affirmé. Compte tenu que nous n’avions pas disputé un match officiel depuis près de deux ans et que les Américaines sont les meilleures au monde, on s’est bien débrouillées, même si elles étaient une coche au-dessous de nous. Face à l’Italie qui est la moins bonne des 12 meilleures équipes au monde, ça s’est bien passé, tout comme notre camp en Grèce. »

Après un parcours parfait en ronde préliminaire, la quatrième place du Canada à la Super Finale a permis de cibler les points à améliorer. 

« Nous avons manqué un peu de finition, a expliqué Paradelo. Nous étions les négligées et nous avons surpris bien du monde en battant la Hongrie et la Russie en ronde préliminaire. Nous sommes rendues à l’étape de perfectionnement. Contrairement à d’autres équipes qui seront au Japon et qui sont bien rodées, nous avons le plus grand potentiel d’amélioration. Nos centres-avants étaient encore verts et elles avaient besoin de millage. »

« Je suis rassuré par les performances des filles, de poursuivre Paradelo. À la Super Finale, on s’est présentées là à l’aveugle parce que nous n’avions pas joué de match officiel depuis deux ans. Il fallait se prouver et montrer que nous étions dans la course, ce que nous avons fait. »

Pour peaufiner la machine avant de s’envoler pour Tokyo, le Canada tiendra une semaine de préparation conjointe avec la Hongrie après un repos bien mérité de quatre jours sur l’île de Naxos. « Ça va nous aider à récupérer mentalement. Ce repos tombe à point. »

En plus de l’Australie, le Canada trouvera dans son groupe l’Espagne, les Pays-Bas et l’Afrique du Sud.