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Travaux majeurs sur le pont Pierre-Laporte: la circulation encore plus fluide qu'à l'habitude

Pas de congestion monstre pour le premier jour des travaux sur le pont

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La catastrophe appréhendée ne s’est pas matérialisée lundi sur le réseau routier de Québec et Lévis avec la fermeture partielle du pont Pierre-Laporte : le trafic était même plus fluide qu’à l’habitude. 

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Le ministère des Transports et les Villes de Québec et Lévis avaient prévenu les automobilistes qu’une congestion majeure était à prévoir de part et d’autre du fleuve, alors que le MTQ procède au remplacement de la membrane d’étanchéité du pont, ce qui implique la fermeture de quatre voies sur six pendant dix jours.   

  • Écoutez l'analyse d'Alexandre Moranville-Ouellet avec Vincent Dessureault sur QUB Radio:   

C’est tout le contraire qu’on a pu observer sur les routes ; les citoyens ont visiblement choisi d’éviter les déplacements interrives.

Lundi matin, un trajet entre Saint-Jean-Chrysostome et la colline Parlementaire a pris environ une demi-heure, sur des voies rapides pratiquement vides. Sur l’heure du midi, malgré un ralentissement, le trajet inverse n’a pris que sept minutes de plus.

À partir de la rive sud, plusieurs travailleurs et entrepreneurs ont pris l’hélicoptère pour se rendre au travail, profitant d’offres de compagnies qui proposaient de les emmener au-dessus du trafic monstre. Or, ce sont des ponts déserts que ces personnes ont survolés lundi.

Un travailleur a même choisi de dormir dans son motorisé à Lévis pour éviter de faire l’aller-retour entre sa résidence de Limoilou et son boulot sur la rive sud.

Les ambulanciers étaient de leur côté agréablement surpris de la fluidité de la circulation, alors que les hôtels de Québec ont vu leur achalandage augmenter.

Calme au retour aussi

Au retour, en fin d’après-midi, la situation était toujours aussi calme : 22 minutes seulement ont été nécessaires pour franchir la distance entre le parlement et Charny.

Les yeux sont maintenant rivés sur les prochains jours. Certains craignent que l’embellie de lundi n’incite les automobilistes à retourner derrière le volant. C’est l’inquiétude des camionneurs, notamment.

Le MTQ invite d’ailleurs les usagers de la route à maintenir la cadence.

« On voit que les citoyens ont pris les avertissements du Ministère au sérieux et qu’ils ont modifié leurs habitudes. Il faut toutefois qu’il en soit de même durant tout le blitz, jusqu’au 7 juillet », prévient Émilie Lord, porte-parole du MTQ. 

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a qualifié le phénomène d’« intéressant ». « J’étais surpris. Alors, ça veut dire qu’il y a des gens qui sont capables de faire du télétravail, plus qu’on pense. Je crois qu’on a fait peur à ben du monde. » La Ville de Québec compte maintenir ses mesures de mitigation en place.

Scepticisme à Lévis

De l’autre côté du fleuve, le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, estime que « cette journée-là ne doit pas être perçue comme une journée baromètre. Parce qu’on sort d’une plus longue fin de semaine, des gens l’ont étirée. Donc on va voir ce que ça va donner mardi, mercredi et jeudi. On aura peut-être un effet plus grand à anticiper ».

Questionné à savoir si l’expérience contredit les arguments en faveur du troisième lien, le maire a répondu qu’« on peut demander à une population de modifier temporairement ses façons de faire, mais je pense qu’on ne peut pas le faire indéfiniment ». 

— Avec Pierre-Paul Biron, Catherine Bouchard et Jean-François Racine 

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