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Un diplôme grâce à son prof dévoué

Lucas Boily
Courtoisie

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Quelques jours après avoir décroché son diplôme de formation préparatoire au travail, un jeune de la Montérégie a tenu à rendre hommage à son professeur des trois dernières années sans qui il aurait abandonné son parcours scolaire. 

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« C’est un des seuls qui a cru en moi. Parfois quand moi-même je n’y croyais plus », lance Lucas Boily à propos de son professeur Hugo Allard-Lamarche.

Celui qui fêtait son 18e anniversaire ce week-end a eu envie à plusieurs reprises d’abandonner son parcours scolaire parsemé d’embûches.

Lucas Boily s’est souvent retrouvé dans des classes spécialisées en raison de difficultés d’apprentissage. Il a aussi vécu de l’intimidation pendant la majeure partie de sa scolarité. Au secondaire, il a commencé à avoir de mauvaises fréquentations et à sombrer dans la consommation de drogue. Il a également changé d’école à deux reprises. 

Le vent tourne

Ça c’était avant qu’il entre dans la classe d’Hugo Allard-Lamarche, enseignant responsable de la formation préparatoire au travail à l’école Monseigneur Euclide-Théberge, à Marieville. 

« Sans lui, je serais encore en train de faire mes conneries. Je n’aurais pas mon diplôme aujourd’hui, dit Lucas Boily d’un ton catégorique. Je n’ai jamais aimé l’école, mais là, je me suis mis à avoir du fun. » 

Il se souviendra toujours de la fois où son prof a trouvé une méthode pour le motiver à réussir une production écrite. 

« Hugo sait que j’écris des chansons, donc il m’a demandé d’en composer une. C’est le genre de choses qu’il fait pour nous motiver. Il nous apprend aussi des trucs qu’on ne voit pas normalement à l’école, comme faire des impôts ou à suivre l’actualité », explique le jeune diplômé.

Il garde également en mémoire quand M. Allard-Lamarche, les pieds dans le sable puisqu’il était en vacances au Mexique, a réglé les derniers détails pour qu’il puisse décrocher le stage qu’il voulait. 

Même pendant la pandémie

Contrairement à bien des élèves, Lucas Boily estime que la pandémie n’a pas eu un grand impact sur son parcours scolaire, et ce, grâce au dévouement de son enseignant.

Voyant que la crise sanitaire gagnait du terrain ailleurs dans le monde, M. Allard-Lamarche a commencé aussitôt qu’en décembre 2019 « à préparer mentalement » ses élèves, a-t-il expliqué au Journal. 

« Un mois avant la fermeture des écoles, il nous avait préparés à faire nos cours en ligne. Il nous a expliqué nos horaires et nous a fait installer l’application Messenger sur notre ordinateur pour rester en contact à distance », relate Lucas Boily. 

« Pour moi, le fameux 13 mars 2020 était une journée comme une autre, car on était prêts. La seule différence, c’est que je faisais mes cours de la maison », poursuit-il. 

Sa mère a aussi tenu à dire « merci » à tous les professeurs qui, comme Hugo Allard-Lamarche, se donnent corps et âme pour la réussite de leurs élèves. 

« Leurs conditions pour enseigner à des jeunes avec beaucoup de difficultés ne sont vraiment pas favorables. Ils n’ont pas d’intervenants, de psychologues ou de support pour les aider. Mais c’est grâce à ces profs qui dépassent leurs limites que mon fils tient un certificat dans ses mains et qu’il a un avenir devant lui », laisse tomber Sandra Lajoie.

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