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Biden se rend jeudi en Floride où 150 personnes manquent toujours à l’appel

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Six jours de recherches et 150 personnes toujours portées disparues: les questions se faisaient de plus en plus pressantes mardi sur les causes de l’effondrement meurtrier d’un bâtiment à Surfside en Floride, où Joe Biden se rendra jeudi. 

• À lire aussi: Au moins 11 morts dans l’effondrement de l’immeuble en Floride, les questions s’accumulent

Accompagné de sa femme Jill Biden, le président américain entend remercier les équipes de secouristes « qui travaillent sans relâche et rencontrer les familles forcées d’endurer cette terrible tragédie », a précisé sa porte-parole, Jen Psaki.

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Au moins 11 personnes sont mortes dans l’effondrement.

L’attente est interminable dans cette petite ville de Floride, proche de Miami, où les nouvelles continuent de tomber au compte-gouttes.

Les autorités n’étaient pas en mesure de donner mardi un bilan actualisé de leurs recherches, malgré les efforts acharnés de 210 secouristes.

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« Aucun nouveau décès n’a pu être confirmé », a indiqué la maire du comté de Miami-Dade Daniella Levine Cava lors d’une conférence de presse.

Deux grandes grues sont utilisées pour retirer prudemment les débris. Les pompiers qui travaillent nuit et jour dans la chaleur et l’humidité sont épaulés par des technologies de recherches par l’image et par le son pour localiser des poches d’air avec des personnes potentiellement toujours en vie, même si l’espoir s’amenuise à mesure que les jours passent.

Plus de 1300 tonnes de béton ont déjà été fouillées, ont indiqué les autorités.

Mais 150 personnes sont toujours portées disparues, parmi lesquelles des dizaines de Latino-Américains originaires d’Argentine, de Colombie, du Paraguay, du Chili et de l’Uruguay.

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Dégradations qui « s’accélèrent »

Les autorités locales ont promis une enquête « poussée » sur les causes de cet effondrement meurtrier. 

La disparition dans un nuage de poussière de cet édifice de douze étages jeudi dernier aurait-elle pu être évitée? La publication mardi d’une lettre datée d’avril de la présidente de l’assemblée des copropriétaires, s’alarmant de l’état de l’immeuble, a lancé le débat.

Le bâtiment souffrait de « dégradations » qui « s’accéléraient », alertait-elle, selon la missive dévoilée par plusieurs médias américains.

Quelque 15 millions de dollars de travaux étaient nécessaires pour le remettre aux normes, selon une estimation de la copropriété.

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Un rapport portant sur l’état de l’immeuble avait noté dès 2018 des « dommages structurels majeurs », ainsi que des « fissures » dans le sous-sol du bâtiment, selon des documents publiés par la ville de Surfside.

« L’imperméabilisation sous les abords de la piscine et la voie d’accès pour les véhicules (...) a dépassé sa durée de vie et doit donc être complètement retirée et remplacée », avait écrit dans ce document l’expert Frank Morabito, réclamant des réparations « dans un délai convenable » sans toutefois relever de risque d’effondrement.

« Je n’ai rien vu qui m’aurait dit que je ferais mieux de déguerpir si j’étais dans ce bâtiment », a affirmé l’ingénieur Allyn Kilsheimer, dépêché par la ville de Surfside pour faire la lumière sur les conditions du drame. 

« Rien n’est jamais parfait dans la conception » d’un immeuble, a jugé l’expert, déjà à l’oeuvre après l’attaque du Pentagone lors des attentats du 11-Septembre ou du tremblement de terre meurtrier de Mexico en 1985. « Il est possible qu’une combinaison de facteurs soit entrée en jeu. »

L’enquête pour connaître les causes exactes de la tragédie durera probablement des mois.

Au téléphone avec son mari pendant l’effondrement   

Une femme disparue dans l’effondrement dramatique a vu la piscine située au rez-de-chaussée s’effondrer et laisser un trou béant, scène qu’elle a rapportée à son conjoint avec qui elle était au téléphone quelques instants avant de disparaître. 

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Cassondra Billedeau-Stratton, 40 ans, résidait au quatrième étage de l’édifice avec son conjoint, appartement qui leur servait de pied-à-terre en Floride, où ils ont passé la majeure partie de la pandémie.

Elle a téléphoné en panique à son mari qui était en voyage d’affaires à Washington D.C., pour lui dire qu’un trou béant avait remplacé la piscine qui avait disparu. 

« J’étais au téléphone avec elle, quand tout est arrivé, vers 1 h 30 du matin (dans la nuit de mercredi à jeudi) », a expliqué l’homme en entrevue à NBC News lundi. 

Il dit fonder ses espoirs dans l’équipe de recherche et sauvetage israélienne déployée sur place qui fouille les décombres pour y trouver les victimes. 

« Ils travaillent fort, et creusent toujours plus », a-t-il expliqué en précisant n’avoir aucune nouvelle de sa bien-aimée. « Ces Israéliens sont des commandos d’excavation, ils font ce qu’il faut faire! Il y a beaucoup de gens qui fouillent et cherchent. »