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Mégachantier: toujours au vert sur le pont Pierre-Laporte

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Malgré une augmentation de la circulation sur le pont Pierre-Laporte, amputé de quatre voies pour les huit prochains jours, les indicateurs sont restés au vert pour une deuxième journée de suite malgré quelques accrochages et des transports ambulanciers.

Bien que les 48 dernières heures ne se soient pas passées sans heurts, car le ministère des Transports dénombre quelques accrochages, dont un impliquant un camion de 53 pieds, les indicateurs sont restés au vert mardi. « On ne pose pas de questions, on les remorque », explique Émilie Lord du MTQ. 

Le ministère remarque également une augmentation de l’achalandage du pont de Québec. Quelques transports ambulanciers dans la voie du centre du pont de Québec ont aussi eu lieu sans que cela pose problème. 

Signe que la situation va peut-être même trop bien, le MTQ déplore des excès de vitesse dans la zone de travaux. « Tu ne peux pas faire ça, c’est un chantier », indique Mme Lord, qui fait appel à la prudence. 

Le maire Labeaume trouve également que la situation est au beau fixe. « Si vous me demandez tous les jours comment ça va aller demain, ça va être long. Ça va, je dors ».

Le MTQ comme la police de Québec continuent de surveiller la situation de près, surtout parce qu’il reste encore beaucoup d’embûches avant la fin des travaux. L’une d’entre elles est prévue samedi : la Société des traversiers a annoncé qu’une grève forcera l’annulation du lien fluvial entre 11 h 40 et 21 h.

Solution en attente

Le trafic moins dense que prévu a même permis à des travailleurs d’attendre avant de prendre des mesures de rechange. Chez Transport Kingsway Vrac, à Saint-Augustin, l’employeur a proposé aux employés qui avaient une caravane de l’installer dans la vaste cour s’ils le souhaitaient. 

Une solution qu’a envisagée Dany Bourdreau, mais qu’il reporte pour le moment en raison de la fluidité des ponts. « Pour l’instant, je n’en ai pas vu la nécessité », dit-il. L’homme est revenu chez lui en à peine 18 minutes lundi, alors que le trajet mardi matin n’a pris que 22 minutes. 

Il n’hésitera cependant pas à coucher dans sa caravane si la situation devient cauchemardesque. « Dormir dans la cour ce n’est pas l’idéal, mais au pire je vais rendre visite à mes parents, tout mon monde est sur la rive nord. Je ne resterai pas dans ma roulotte », expliquait M. Bourbeau.