/news/society
Navigation

Un jeune fan qui combat une maladie encourage le CH

Jeune fan CH
Photo Mathieu-Robert Sauvé Atteint du syndrome de Myhre, une maladie rare sans traitement connu, le jeune Olivier Boissonneault veut encourager le Canadien à combler le déficit contre Tampa.

Coup d'oeil sur cet article

Un garçon de neuf ans qui combat une maladie incurable veut encourager ses idoles du Canadien de Montréal à ne pas baisser les bras, comme lui, et combler le déficit de deux défaites contre le Lightning de Tampa Bay dans la finale de la Coupe Stanley.

« Si j’ai pu gagner contre ma maladie jusqu’à maintenant, le Canadien peut remporter la série », lance Olivier Boissonneault, atteint du syndrome de Myhre, devant l’école Catherine-Soumillard, à Lachine, où il est inscrit au camp de jour. 

À son joueur préféré, la recrue Cole Caufield, il envoie des encouragements bien sentis. 

« Je l’aime parce qu’il est rapide et habile », affirme-t-il, en levant le pouce en l’air. 

Anomalies cardiaques

Avant sa naissance, on a détecté chez Olivier des anomalies cardiaques. Puis, des problèmes pulmonaires sévères se sont manifestés vers l’âge de cinq ans. 

« Olivier a subi trois opérations à cœur ouvert et a passé beaucoup de temps à l’hôpital. Mais depuis que les médecins ont identifié sa maladie, il suit un traitement qui lui donne une bonne qualité de vie. C’est un petit garçon plein d’entrain et qui adore le hockey », commente Patrick Boissonneault, son père.

Maladie rare et sans traitement connu, le syndrome de Myhre résulte d’une mauvaise combinaison génétique et frappe au hasard dans la population. 

Le frère cadet d’Olivier, William, sept ans, est quant à lui en « parfaite santé », dit son père. 

Traitement chaque mois

Chaque mois, Olivier doit se rendre au Centre hospitalier universitaire mère-enfant Sainte-Justine, à Montréal, pour recevoir une transfusion sanguine qui dure trois à quatre heures. 

Il s’agit d’un traitement par immunoglobulines qui lui permet de compenser la faiblesse de son système immunitaire. 

« Il participe aux traitements avec enthousiasme, il est même devenu le porte-parole de l’unité », souligne M. Boissonneault. 

Le plus beau souvenir de hockey d’Olivier ? C’était en 2018 après un match au Centre Bell, où le Canadien l’avait remporté 4-1 contre les Jets de Winnipeg. Avant de se rendre au vestiaire, le défenseur Jeff Petry s’était dirigé vers Olivier pour lui remettre son bâton.