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Ça va prendre un miracle!

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Photo d’archives Dominique Ducharme doit réunir à nouveau Brendan Gallagher, Tomas Tatar et Phillip Danault (absent sur le photo) pour le match de ce soir.

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Le Canadien nous a offert plein de bons moments depuis le début des séries. Il a évité l’élimination à trois reprises contre les Maple Leafs de Toronto. Il a balayé les Jets de Winnipeg. Il a expédié les Golden Knights de Vegas en vacances.

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Pour la finale, on savait que le Tricolore ferait face à son plus gros défi. Le Lightning de Tampa Bay est champion en titre de la coupe Stanley. 

C’est une équipe sans faiblesse.

Le Canadien n’a pas fait le poids dans le premier match. Il a été dominant dans la deuxième rencontre, mais la victoire lui a échappé quand même. 

Il se retrouve donc avec le lourd mandat de remporter quatre matchs sur une possibilité de cinq.

On a beau vouloir demeurer optimiste, seul un miracle pourrait permettre au Tricolore de réussir un tel tour de force.

Le mur Vasilevskiy

Le match de ce soir marque le retour de Dominique Ducharme derrière le banc.

Est-ce que ça aidera la cause du Tricolore ?

Ça ne pourra certainement pas nuire. Mais ce n’est pas Ducharme qui pourra marquer les buts dont son équipe aura besoin pour coller des victoires.

Le Canadien a eu ses chances dans le deuxième match, mais il s’est buté à un Andrei Vasilevskiy au sommet de son art.

Vasilevskiy est de loin le meilleur gardien auquel la formation montréalaise a eu à se mesurer dans les séries. 

En sept saisons dans la Ligue nationale, Vasilevskiy présente une fiche de 204 victoires, 86 défaites en temps réglementaire et 22 revers en bris d’égalité. 

Son taux d’arrêts s’élève à ,921 et sa moyenne de buts accordés se situe à 2,46 par match.

Vasilevskiy couvre beaucoup d’espace devant son filet, lui qui fait six pieds quatre pouces et 225 livres. 

L’adversaire doit en travailler un coup pour le déjouer.

Hedman est le meilleur

De plus, il est protégé par une brigade défensive aussi mobile que robuste. Victor Hedman en impose du haut de ses six pieds et six pouces. Il a un regard à faire peur.

Il est le meilleur défenseur de la Ligue nationale, sans vouloir rien enlever à Adam Fox, des Rangers de New York, qui s’est vu décerner le trophée Norris.

Les autres défenseurs du Lightning sont aussi des colosses, d’Erik Cernak à Mikhail Sergachev en passant par Ryan McDonagh, Jan Rutta et David Savard.

Insérer Romanov et Tatar ?

Sergachev est passablement dérangeant. Il est de toutes les batailles dans les zones chaudes. 

Il fait penser à un certain Alexander Romanov, qui aurait davantage sa place dans la formation du Canadien qu’Erik Gustafsson.

Personne ne sait, à cet égard, ce qui bouillonne dans la tête de Ducharme. Mais le temps ne serait-il pas venu de sortir Tomas Tatar des boules à mites et de l’utiliser aux côtés de ses potes Phillip Danault et Brendan Gallagher ?

Danault et Gallagher ont besoin d’un marqueur à leurs côtés. Ils travaillent fort, mais il leur manque un marqueur pour compléter leurs efforts.

Ça voudrait dire qu’Artturi Lekhonen devrait être muté à un autre trio et qu’un attaquant devrait être retiré de la formation pour faire place à Tatar.

Une telle décision ne serait sûrement pas facile pour Ducharme, mais l’heure est grave. 

Éviter les erreurs grossières

Les joueurs devront être aussi plus alertes et mieux concentrés. 

Ben Chiarot et Joel Edmundson ont commis des erreurs impardonnables l’autre soir. On parle de vétérans aguerris qui ont fait ce qu’un entraîneur craint d’un jeune défenseur.

Sachant qu’il restait quelques secondes à la deuxième période, Chiarot a joué mollement devant Barclay Goodrow qui entrait dans le territoire du Canadien. 

Au lieu de freiner son élan, il a joué du bout du bâton dans une tentative de lui faire perdre la rondelle.

Edmundson a pour sa part eu une crampe au cerveau en faisant une passe arrière derrière son filet alors qu’il n’était aucunement sous pression.

Ondrej Palat n’a eu qu’à cueillir la rondelle pour donner une priorité de deux buts au Lightning.

C’est le genre de but qui fait mal.

Les joueurs du Canadien travaillaient alors d’arrache-pied pour créer l’égalité. Ils ont continué à déployer la même ardeur en zone offensive après ce mauvais but, mais ce fut peine perdue.

On ne donne pas deux cadeaux au Lightning dans un match de la finale de la Coupe Stanley.

Ça ne pardonne pas !