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GNL Québec: QS craint que Legault ne passe une «petite vite» aux Québécois cet été

GNL Québec: QS craint que Legault ne passe une «petite vite» aux Québécois cet été
Photo courtoisie

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Québec solidaire met en garde le gouvernement Legault contre la tentation de donner son appui à GNL Québec pour la construction d’une usine de liquéfaction de gaz naturel, après l’échec du projet Laurentia.  

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«Je redoute que votre gouvernement profite de l'été pour passer une « petite vite » à la population québécoise en donnant votre feu vert à Énergie Saguenay/Gazoduq et ce, après avoir aidé les promoteurs à rendre la couleuvre plus facile à avaler», écrit la députée solidaire Ruba Ghazal, dans une lettre envoyée plus tôt cette semaine au ministre de l’Environnement.  

En mars, le BAPE a publié un rapport très critique au sujet du projet de GNL Québec. Le chien de garde de l’environnement estime qu’il contribuerait à hausser les émissions mondiales de gaz à effet de serre et nuirait à la transition énergétique. 

Un mois plus tard, le ministre Benoît Charrette a rencontré les dirigeants de l’entreprise. Rien n’a filtré de cet entretien, ce qui fait crainte le pire à la députée de Mercier. 

«Nous avons de quoi nous inquiéter de la teneur de vos discussions secrètes avec GNL Québec. Est-ce que vous leur avez rappelé leurs devoirs, ou est-ce que vous les avez aidés à faire leurs devoirs?» s’indigne-t-elle. Ruba Ghazal réclame de la transparence.  

Selon elle, la récente décision du gouvernement fédéral de rejeter le projet de terminal de conteneurs Laurentia du Port de Québec, qui a beaucoup déplu aux caquistes, pourrait d’ailleurs ajouter de l’eau au moulin. 

La solidaire redoute que la pression du secteur économique s’accentue sur François Legault et ses ministres pour qu’un projet voie le jour, «même s’il n’est pas bon pour l’environnement». 

La construction d’un complexe de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay est un projet d’une autre époque et doit être rejetée, insiste-t-elle. «GNL Québec est le plus grand test environnemental» du gouvernement, à ses yeux.

La décision sera prise «au courant de l’été», a-t-on répété au cabinet du ministre Charette. Lors de la rencontre entre le ministre de l’Environnement et les promoteurs, «GNL voulait démontrer les nouvelles mesures qu’ils voulaient prendre suite au projet et voir s’ils peuvent suivre les recommandations du BAPE», a précisé son attachée de presse, Rosalie Tremblay-Cloutier. 

L’avortement du projet Laurentia n’aura pas d’incidence sur celui de Saguenay. «Ce n’est pas lié», a-t-elle ajouté.

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