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La perfection... ou presque!

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Photo AFP Carey Price a été surpris par Blake Coleman dans les dernières secondes de la deuxième période mercredi soir.

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Y a-t-il encore quelques fantômes qui demeurent dans l’ancien Forum et qui ont refusé de déménager au Centre Bell ?

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Si oui, ont-ils profité du 1er juillet, journée de déménagement, pour faire un bond vers l’amphithéâtre du Tricolore ?

C’est à souhaiter pour les joueurs du Canadien qui ont un urgent besoin de complices avec des pouvoirs particuliers. On en est rendu là. Un déficit de 0-2 contre une formation aussi redoutable que les champions en titre, c’est un défi de taille.

Un défi qui exige pratiquement la perfection.

Par moments, mercredi, les joueurs du Tricolore étaient animés par une fougue que le Lightning semblait incapable de modérer. Les attaques étaient répétées, on se baladait dans le territoire ennemi avec beaucoup de détermination entraînant du même coup un degré élevé de créativité.

Le Canadien semblait bien disposé à niveler cette série et à prouver à leurs rivaux que ce serait une longue et épuisante série.

Revirements coûteux

Sauf que le Lightning guidé par sa patience et surtout par son expérience acquise lors des compétitions hautes tensions des dernières années a attendu une défaillance de l’adversaire pour lui porter, à chaque occasion, un coup dans les flancs.

Trois revirements bêtes et trois buts.

« Sûrement pas une performance remarquable de notre part », a lancé Jon Cooper, le pilote du Lightning.

Sauf que le gardien à la barrière de la forteresse n’avait pas le goût à la rigolade. Il a barré l’accès à tous ceux qui s’invitaient à la fête et à ceux qui désiraient jouer les intrus. On a eu beau, chez le Canadien, tirer dans toutes les directions, Andrei Vasilevskiy avait les deux yeux bien ouverts comme on l’a vu à la télé. Et son regard avait de quoi repousser quiconque s’approchait de son territoire.

Occasions ratées

Bref, le Canadien a bien joué. Méritait-il un meilleur sort ?

Peut-être.

Mais encore faut-il profiter des occasions qui s’offrent surtout à des moments stratégiques. Encore faut-il se tourner vers les effectifs qualifiés quand on profite d’une supériorité numérique quatre contre trois. Où était Cole Caufield ? Où était Jeff Petry ? Erik Gustafsson ? Heu... S’il vous plaît.

Les étranges décisions prises par les joueurs délégués pour écouler les dernières secondes de la deuxième période ont de quoi étonner ? Il n’y avait qu’à pousser la rondelle dans le territoire du Lightning plutôt que de tenter un jeu de finesse en zone centrale.

Au fait, les défenseurs du Canadien ont-ils reçu comme mandat de ne pas franchir trop souvent la ligne rouge dans le cadre d’une relance de l’attaque ?

Ceux du Lightning s’élancent constamment vers l’attaque si l’occasion est invitante. Dans le premier match, ils se sont amusés comme larrons en foire. Dans le deuxième match, le CH a été solide dans l’art d’appliquer un bon échec avant inquiétant l’adversaire qui a eu du mal à exploiter son plan de match.

Price doit être parfait

Il y a de nombreux points positifs qui entretiennent l’espoir bien que le Canadien n’a plus d’options. Il a besoin de la chance, il a besoin d’un effort soutenu de tout un chacun et peut-être plus. Il a besoin de poursuivre sur ce qu’il a entrepris dans le deuxième match et y ajouter plus de mordant à l’attaque.

Et Carey Price, qui a multiplié les miracles depuis le début des séries, doit trouver un moyen pour faire la différence. Dans ce duel avec Vasilevskiy, un choc qui, disait-on avant le premier match, décidera de l’issue de ce championnat, le gardien du Lightning a pris les devants.

Ce qui attend Price maintenant, c’est un défi qui exigera la perfection ou presque.

Battre le Lightning quatre fois au cours des cinq derniers matchs.

On fait souvent référence à l’exploit réalisé par le Canadien dans la série contre les Maple Leafs de Toronto alors qu’il a comblé un déficit de 1-3 contre la formation championne de la division nord.

Mais Jack Campbell était le gardien et non Vasilevskiy.

Il n’y avait pas de Victor Hedman ou de Ryan McDonagh à Toronto.

Pas de Nikita Kucherov, Steven Stamkos et Brayden Point. Marner et Matthews n’ayant pas encore appris à gagner dans l’adversité.

Il n’y avait pas un trio aussi dynamique que celui de Gourde, Coleman et Goodrow.

Le Canadien aura besoin d’un Carey Price intraitable et de quelques fantômes, s’il en reste toujours...

À moins que Dominique Ducharme, pendant son absence, ait réussi à apprivoiser d’autres lapins et qu’il les a bien cachés dans son chapeau. 

Tourigny : amplement mérité   

On ne peut qu’applaudir la nomination d’André Tourigny à la barre des Coyotes de l’Arizona. Une nomination qui rejaillit sur la Ligue de hockey junior majeur du Québec, bien que Tourigny occupait le poste de grand patron des 67’s d’Ottawa de la Ligue de hockey junior de l’Ontario.

Mais avant son passage dans l’autre ligue, il avait bien servi des organisations du hockey de la LHJMQ. Il était, depuis quelques années, une des personnes les plus influentes de Hockey Canada. Il a aussi occupé le poste d’entraîneur adjoint avec l’Avalanche du Colorado à l’époque de Patrick Roy et il a également passé quelques moments avec les Sénateurs d’Ottawa.

Excellent communicateur, il est un entraîneur qui sait comment composer avec les jeunes joueurs. Il a signé un contrat de trois ans, et j’espère que tout se passera comme il le désire avec une organisation qui est loin d’être un exemple pour la Ligue nationale.

Regardera-t-il du côté du Québec pour choisir un entraîneur adjoint ? En coulisses, la plus récente rumeur veut que Mario Duhamel se retrouve lui aussi dans le désert de l’Arizona.

Au fait, où est Joël Bouchard ? 

La journée des chèques

C’était la journée des chèques, hier, dans la Ligue nationale. Vous vous rappelez Rick DiPietro, ce gardien des Islanders de New York ? Et bien, sachez que, depuis qu’il a pris sa retraite, et ça fait des lunes, il touche une somme de 1,5 M$ par an, et il est assuré de recevoir ce montant tous les ans jusqu’en 2029.

Vincent Lecavalier a également obtenu un chèque de plus de 1,7 M$, une somme annuelle qui gonflera son compte de banque jusqu’en 2027.