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François-Guy Thivierge comblé d’escalade et de randonnée au mont Rundle

Puisqu’il est formé de 11 pics, le mont Rundle a offert plusieurs points de vue grandioses à François-Guy Thivierge, dont le partenaire principal pour cette expédition était le IGA Extra Chouinard & Fils de Beaupré.
Photo courtoisie Puisqu’il est formé de 11 pics, le mont Rundle a offert plusieurs points de vue grandioses à François-Guy Thivierge, dont le partenaire principal pour cette expédition était le IGA Extra Chouinard & Fils de Beaupré.

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Entre sa passion enivrante pour l’escalade et son besoin de se ressourcer en randonnée, le cœur de François-Guy Thivierge balance parfois. Quand une montagne peut combler ses deux grands besoins d’escapade comme ce que le mont Rundle lui a offert, l’alpiniste n’hésite pas à en faire l’un des trésors de son fameux projet de 55 montagnes en 55 mois.

C’est l’automne dernier que l’alpiniste de Québec a coché ce joyau de sa liste, quand il s’est offert une virée dans l’Ouest canadien à bord de son campeur modifié. Dans l’attente de reprendre la route, les souvenirs de cette expédition au cœur du parc national de Banff, en Alberta, se bousculent.

Car non seulement Thivierge s’est farci la longue randonnée de 22 km en montagne à travers 11 pics distinctifs, mais il s’est aussi donné la mission d’escalader la paroi verticale Alt Left, « cotée extrême avec 11 cordes de longueur », précise-t-il.

« Cette montagne est un vrai terrain de jeu été comme hiver pour un alpiniste. C’est un emblème pour Banff et une immortelle dans ma tête », résume celui qui carbure aux projets.

Après avoir parcouru l’ensemble du Rundle, François-Guy Thivierge n’a pas eu froid aux yeux en s’offrant l’escalade d’une paroi verticale, question de vivre des sensations fortes.
Photo courtoisie
Après avoir parcouru l’ensemble du Rundle, François-Guy Thivierge n’a pas eu froid aux yeux en s’offrant l’escalade d’une paroi verticale, question de vivre des sensations fortes.

Parcours en accéléré

Avant de s’offrir le « bonus » de gravir une paroi, l’infatigable dresseur de montagnes s’est tapé la longue randonnée. Question de pimenter le défi avec ses compères du moment, le groupe a fait le choix de partir au beau milieu de la nuit et de parcourir la distance de manière ininterrompue plutôt que de camper sur les lieux.

« Le parcours a duré 15 h 30. Les grimpeurs le font la plupart du temps en deux jours. Nous avions des sacs de 10 kg chacun, avec seulement nos vêtements pour ne jamais arrêter. On voulait éviter de coucher en bivouac et de transporter de la nourriture », raconte Thivierge.

En procédant de la sorte, l’équipage en a eu moins lourd sur les épaules, mais les moments de répit se sont faits plutôt rares.

« Au total, on parle de 7500 pieds (2300 m) de gains en dénivelé. C’était un test très engageant. Il faut à la fois être un bon grimpeur de roche et un bon randonneur. Ça ne fait pas si longtemps que les gens font la traversée complète et c’est devenu l’un des défis sportifs les plus épiques dans l’Ouest canadien.

C’est un classique pour randonneurs extrêmes ou les grimpeurs qui veulent faire une course en montagne sans trop de difficultés techniques. La difficulté provient plus de la longueur et de la durée », précise Thivierge.

Surplombant les eaux turquoise de Grassi Lake, le mont Rundle séduit les grimpeurs par son parcours accessible et ses panoramas.
Photo courtoisie
Surplombant les eaux turquoise de Grassi Lake, le mont Rundle séduit les grimpeurs par son parcours accessible et ses panoramas.

Homme reconnaissant

L’aventurier avait déjà eu l’occasion d’escalader deux parois du mont Rundle il y a quelques années, mais depuis, il n’avait pas été en mesure de l’attaquer de fond en comble.

« Désormais, toute ma vie quand je repasserai dans les Rocheuses, je me dirai que j’ai eu la chance de traverser le Rundle. En l’apercevant au loin, c’est comme une forteresse, un rempart qui intimide. J’ai beaucoup de gratitude d’avoir ça chez nous et d’avoir pu traverser le Canada dans mon campeur en temps de pandémie », confie-t-il.

Amant de la nature depuis toujours, l’alpiniste se laisse toujours émouvoir par un resplendissant coucher de soleil en montagne.
Photo courtoisie
Amant de la nature depuis toujours, l’alpiniste se laisse toujours émouvoir par un resplendissant coucher de soleil en montagne.

Prêt pour un autre départ

Abonné à vie aux charmes de l’Ouest du pays, François-Guy Thivierge y retournera d’ailleurs dès le 12 août pour la poursuite de son rêve fou de 55 montagnes en 55 mois pour ses 55 ans.

Les monts Assiniboine et Robson, en Colombie-Britannique, seront notamment au menu. Si la situation sanitaire le permet, un passage de la frontière pour se diriger vers des montagnes de la Californie et du Colorado s’ajoutera au programme.

« Si tout va bien, je vais rattraper un peu le temps perdu avec la pandémie en rayant trois ou quatre autres montagnes de la liste », conclut celui que rien n’arrête.


L’alpiniste de Québec François-Guy Thivierge a entamé en août 2019 le défi de sa vie : gravir 55 montagnes en 55 mois pour souligner ses 55 ans. Sur une base régulière, Le Journal vous présente une montagne qu’il a gravie dans le cadre de ce projet.

Pour suivre ses aventures : francoisguythivierge.com | Facebook | Instagram (francoisguythivierge)

Mont Rundle  

  • Altitude : 2948 m 
  • Pays : Canada 
  • Région : Parc national de Banff (Alberta) 
  • Première ascension : 1888 par JJ McArthur 
  • Ascension : 1000 mètres 
  • Durée : 15 h 30