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Les meilleures intentions ne suffisent pas

COUPE STANLEY : Lightning vs Canadiens
Photo Martin Chevalier Corey Perry a donné du fil à retordre à Erik Cernak devant le filet défendu par Andrei Vasilevskiy .

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La réalité a rattrapé le Canadien. Ses joueurs ont beau être animés des meilleures intentions au monde, il leur manque des outils pour rivaliser avec le Lightning de Tampa Bay. C’est triste à dire, mais le combat est tout simplement inégal.

Le Lightning peut gagner de toutes les façons. On l’a très bien vu lors du deuxième match de cette finale, mercredi, à Tampa.

Les joueurs du Tricolore ont joué avec l’énergie du désespoir, mais le Lightning a profité de gaffes monumentales de Ben Chiarot et de Joel Edmundson pour filer avec une deuxième victoire.

Vite et fort !

Il y avait de bonnes raisons de croire que le Lightning ne se laisserait pas dominer pour une deuxième rencontre consécutive, hier soir, et il y a vu.

Il a frappé vite et fort.

Après seulement trois minutes 27 secondes de jeu, il menait déjà par deux buts. 

Dominique Ducharme, qui était de retour derrière le banc, a demandé un temps d’arrêt.

Le Canadien a retrouvé des couleurs lorsque Phillip Danault a inscrit son premier but des séries dans la 12e minute de la première période.

Nouvelle frappe

Ce but a ravivé les espoirs. On se plaisait à penser que le meilleur était à venir, mais non. 

Le Lightning a marqué à nouveau deux fois au cours des quatre premières minutes du deuxième engagement.

Le Canadien a été brouillon toute la soirée. Il a permis plusieurs attaques en surnombre.

C’est sans compter les erreurs mentales.

Pendant un changement de joueurs des siens, Artturi Lekhnonen a omis de tirer la rondelle dans le fond du territoire adverse. David Savard a rapidement procédé à une relance de l’attaque et le Lightning a pris les devants 4 à 1.

Price pas responsable

Certains diront que Carey Price n’est pas le même gardien qui a mené les siens à la victoire contre les Leafs, les Jets et les Golden Knights.

Il est effectivement moins dominant, mais on ne commencera pas à le blâmer pour ce qui arrive au Canadien dans cette finale.

Il n’y a pas plus déçu que lui.

Et, sans lui, le Canadien serait en vacances depuis la fin mai.

Son vis-à-vis, Andrei Vasilevskiy, n’a rien à lui envier. 

Il fait subir au Canadien ce que Price a fait endurer aux Leafs, aux Jets et aux Golden Knights.

Pour ceux qui ont encore la foi, mon collègue Jean-François Chaumont souligne dans son texte sur le match que les Maple Leafs de Toronto de 1942 ont été la seule équipe à remporter la coupe Stanley après avoir tiré de l’arrière par trois matchs.

On va donc oublier ça.

Pas l’ambiance d’une finale

Je ne peux terminer cette chronique sans parler de l’ambiance qui régnait dans l’édifice.

C’était désolant et triste de voir ça.

Les jeux de lumière électrisants et la musique qui joue à plein tube ne remplacent pas la chaleur et l’émotion humaines.

Ce n’est pas ce qui va faire la différence au bout du compte, mais on n’avait aucunement l’impression d’assister à un match de finale de la Coupe Stanley, hier soir.

On croyait plutôt à un soir de match préparatoire.

En expliquant les raisons qui avaient incité la Santé publique à refuser la demande du Canadien de pouvoir accueillir 10 500 spectateurs, le docteur Horacio Arruda a insisté sur l’importance qu’une majorité de la population ait reçu les deux doses du vaccin contre la COVID-19.

Il a mentionné aussi qu’il s’agissait d’une question d’équité pour les autres événements. C’est comme si on était traités comme des enfants. Oui, la prudence demeure de mise, mais la majorité de la population continue de respecter les consignes.

La pandémie est relativement sous contrôle.

Tout est bien organisé

Si le docteur Arruda se rendait au Centre Bell, il constaterait que les mesures sanitaires sont rigoureusement appliquées et respectées. 

Les risques de contracter le virus sont plus grands dans des magasins à grande surface. Les deux autres équipes professionnelles de Montréal méritent d’être mieux considérées. 

Si les Golden Knights et le Lightning ont pu venir à Montréal sans qu’ils ne posent problème à la santé collective, le CF de Montréal peut sûrement recevoir des équipes américaines au Stade Saputo. De leur côté, les Alouettes font partie d’une ligue exclusivement canadienne.

Vient un moment où il faut faire la part des choses.