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Qui héritera du flambeau péquiste?

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Il peut paraître surprenant que Pascal Bérubé ait choisi d’abandonner son poste de chef parlementaire du PQ. Mais les habitués de la Colline savent que le député a ressenti beaucoup de fatigue et qu’il cherchait à tendre le flambeau depuis l’élection de Paul St-Pierre Plamondon à la tête du PQ.

Le député de Matane a été un chef intérimaire diablement efficace pendant la course à la succession de Jean-François Lisée.

Il a occupé un long intérim et est demeuré le visage du PQ au Salon bleu depuis l’élection de PSPP.

Au début de l’année, après certains signaux, il a dû se préoccuper de sa santé. Et l’arrestation de son ami et député voisin, Harold Lebel, a été un coup dur qui l’a affecté.

Donc, même si ça signifie moins de visibilité pour lui, et aussi une baisse de salaire, Bérubé a prévenu le PQ qu’il ne souhaitait plus occuper le poste de chef en chambre au terme de la session du printemps.

Comme Manon Massé, qui a laissé ce rôle à GND chez Québec solidaire, il trouvait que la charge était lourde.

À qui le tour ?

PSPP devra donc désigner un nouveau chef parlementaire qui fera face à François Legault.

Selon nos infos, Véronique Hivon lui avait fait savoir en octobre qu’elle ne croyait pas que c’était le rôle dans lequel elle pouvait être le plus utile.

Elle n’aurait pas changé d’idée, surtout que ses sujets de prédilection comme l’éducation et les places en garderie la tiendront très occupée cet automne.

Il y aurait Sylvain Gaudreault. 

On dit du député de Jonquière qu’il s’est rallié assez rapidement, malgré la défaite dans la course à la direction, et qu’il adore toujours son travail de député.

Stratégie

Mais si PSPP veut le laisser mener la charge sur la transition énergétique verte et donner à d’autres la chance de briller davantage, il existe une autre possibilité. Que le leader actuel, Martin Ouellet, devienne chef parlementaire, et que le poste de leader soit confié à Joël Arseneau, qui a montré sa valeur dans les derniers mois.

Avec un caucus de seulement sept élus, le chef Plamondon doit répartir le travail, mais aussi se demander qui peut marquer des points devant le populaire François Legault.