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Le livre Mafalda m’a ouvert les portes sur le monde extérieur

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Photo d'archives Ève-Marie Lortie

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Ève-Marie Lortie célèbre cette année ses 25 ans de carrière à TVA, dont 10 ans à la barre de Salut Bonjour week-end. 

Sa gaieté et sa bonne humeur sont des rayons de soleil pour les auditeurs qui amorcent leur journée avec son équipe. Dans sa jeunesse, elle aimait écouter Janette Bertrand et Claire Lamarche, qui l’ont inspirée pour faire carrière en communication.


Tu es native du Lac-Saint-Jean ?  

Oui, mes parents, Marie-Andrée Descoteaux et Guy Lortie, sont établis à Alma. Quand j’ai eu trois ans, nous sommes partis pour Arvida.


On te taquinait souvent puisque tu es née sur le tard.

J’ai un grand frère et une grande sœur. Ma naissance est arrivée sur le tard, cependant mon arrivée a ravi toute la famille.


Tu t’es créé un monde imaginaire.

L’immense cour arrière familiale donnait sur un terrain de l’Alcan qui me semblait infini. Je me promenais pendant de nombreuses heures laissant mon imagination créer des endroits qui n’existaient pas. 


Ton imagination t’a emportée ailleurs.

Dans le sous-sol de la maison, j’étais « une prof » d’école qui enseignait à ses quatre élèves imaginaires. Lorsque les invités venaient à la maison, je leur distribuais des livres étiquetés dans mon rôle de bibliothécaire. 


Tu as été secrétaire et comédienne ? 

Avec son rire communicatif, elle m’a répondu « toujours dans mon imagination ». 

Mon père m’a donné un vieux téléphone hors d’usage avec un cadran et des boutons pour mettre la personne en attente. J’en ai mis des personnes en attente. Dans le sous-sol familial, je portais des vêtements et des bijoux de ma grand-mère, alors que je donnais des spectacles devant une foule imaginaire. 


Une nouvelle amie à l’âge de 4 ans.

Une première, une fille de mon âge, Dorie Thorn, une anglophone, qui a déménagé sur ma rue, à Arvida. J’ai appris à parler l’anglais avec elle, et Dorie a appris le français avec moi. 


Comment as-tu découvert la télévision en couleur ?

À la maison, nous avions une télé en noir et blanc tandis que chez Dorie, ses parents avaient une télé en couleur et le câble. 


Avec un brin d’humour, tu t’es vengée de ton père. 

À la maison, nous n’étions pas branchés au câble. Mon père ne voulait pas que les enfants regardent trop souvent les émissions à Télé-Métropole. Je l’ai toujours taquiné par la suite, en lui rappelant que je travaillais à TVA. 


Qui sont tes deux meilleures amies de jeunesse ?

Vingt ans plus tard, j’étais la dame d’honneur au mariage de Dorie Thorn, qui a eu lieu à Kingston, en Ontario. Nous sommes encore de bonnes amies. Je ne peux pas m’empêcher de souligner l’amitié que je partage avec Véronique Bergeron depuis notre enfance. 


La voix de Jacques Doucet signifiait l’été pour toi. 

J’aimais écouter le baseball à la radio avec mon père, à la maison, dans la voiture, et parfois en préparant ses lignes à pêche dans le garage. Ce furent de beaux moments privilégiés.  


Ton père t’a initiée à la course à pied. 

Mon père participait à plusieurs compétitions de course. À compter de l’âge de 8 ans, il m’a inscrite dans une course d’un mille, et avec les années le trajet augmentait. J’aime encore aujourd’hui faire de la course à pied. 


La natation était ton sport favori. 

Mon frère pratiquait la natation et ma sœur, le plongeon. Si je voulais me joindre à eux, je devais en faire autant. Je me suis jointe au club Ouananiche d’Arvida. J’ai participé aux Jeux du Québec à Val-d’Or, en natation, ainsi qu’à plusieurs autres compétitions. Lors de l’une de ces compétitions j’ai établi une nouvelle marque au 100 mètres. 


Ton premier emploi a préparé ta carrière à la télé ?

Mon horaire commençait à 5 h 30 pour préparer et servir le déjeuner au Restaurant du coin, à Arvida. Ce travail m’a permis d’apprécier la beauté de commencer tôt le matin. 


Félix Leclerc et Gilles Vigneault ont fait partie de ta jeunesse.

Mon père aimait lire leurs poèmes et écouter leurs chansons. À mon tour, j’ai suivi la passion de mon père. Aujourd’hui, je peux ajouter à mon répertoire Paul Piché, Michel Rivard et Renaud. J’aime les chanteurs dont les paroles nous transmettent des messages.


Ta mère aimait l’opéra.

Elle adorait l’opéra, mais elle devait l’écouter seulement quand les enfants quittaient la maison, car nous n’étions pas des amateurs d’opéra. Aujourd’hui, j’avoue que je suis triste de ne pas l’avoir accompagnée dans ses heures d’écoute de l’opéra. 


Aimes-tu cuisiner ?

Je ne suis pas une fervente des pâtes, mais j’aime préparer les autres plats, sans oublier la traditionnelle tourtière du Lac-Saint-Jean, sauf la pâtisserie, car je n’ai pas la patience des détails. 


Ta première voiture était usagée ?

J’avais une voiture usagée, une Celica qui roulait très bien. En revanche, ce ne fut pas la même histoire avec ma voiture neuve. J’ai brûlé mon moteur, car le concessionnaire n’avait pas bien serré le bouchon de vidange d’huile à moteur. 


Tu as étudié en Arts et technologies des médias, à Jonquière.

J’ai étudié au cégep de Jonquière en Arts et technologies des médias. Une fois mes études terminées, j’ai travaillé pendant deux ans à Timmins, avant de revenir au Québec. 


« Telle mère, telle fille ».

Corinne a fait de la nage synchronisée et moi de la natation. Aujourd’hui âgée de 18 ans, elle étudie au cégep de Jonquière en Arts et technologies des médias. Je suis tellement fière d’elle.