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Deux députés libéraux vont se marier, une première dans l'histoire de l'Assemblée nationale

Gregory Kelley et Marwah Rizqy avaient accepté de s’ouvrir sur leur vie personnelle en mars dernier, dans le cadre d’une entrevue avec Le Journal de Québec.
Photo d'archives Stevens Leblanc Gregory Kelley et Marwah Rizqy avaient accepté de s’ouvrir sur leur vie personnelle en mars dernier, dans le cadre d’une entrevue avec Le Journal de Québec.

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Les députés Marwah Rizqy et Gregory Kelley vont unir leurs destinées à la fin de l’été, une première dans l’histoire de l’Assemblée nationale.

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La députée de Saint-Laurent a d’abord annoncé la bonne nouvelle sur les ondes du FM 98,5, lundi.

La cérémonie aura lieu le 18 septembre à l’Hôtel Place d’Armes, dans le Vieux-Montréal, a-t-elle ensuite précisé, en entrevue avec l’Agence QMI, soit une semaine après le début des travaux parlementaire.

Leurs proches en ont été informés à la mi-juin, a également confié la libérale.

«Pour la robe, j’ai été très chanceuse, ce n’est pas facile d’en trouver une en trois mois. Tout ça est un peu dernière minute», a-t-elle rigolé.

Tous deux issus de familles nombreuses, ils souhaitent aussi avoir plusieurs enfants.

«Félicitations les amoureux», a lancé, sur Twitter, leur patronne, la cheffe libérale Dominique Anglade, parmi une série d’éloges sur les réseaux de politiciens de tous les partis.

Une première

En 229 ans de parlementarisme, c’est la première fois que deux députés en fonction vont convoler en justes noces.

Quelques couples se sont formés au Parlement depuis l’élection d’octobre 2018, dont celui de la ministre Isabelle Charest et de l’ex-ministre Pierre Fitzgibbon, mais aucun n’a encore échangé de vœux.

Selon une recherche sommaire des historiens de l’Assemblée nationale effectuée lundi, aucun précédent n’existe depuis 1961. Pourquoi cette date? Parce que c’est durant cette année qu’a été élue la première femme députée au Québec, Marie-Claire Kirkland-Casgrain.

L’union de deux hommes aurait pu survenir auparavant, mais elle n’aurait pas été reconnue légalement. En effet, c’est l’adoption de la loi 84 sur l’union civile par l’Assemblée nationale en juin 2002 qui a permis l’alliance entre conjoints de même sexe.

«On fait la route ensemble»

Marwah Rizqy et Gregory Kelley avaient accepté de s’ouvrir sur leur vie personnelle en mars dernier, dans le cadre d’une entrevue avec Le Journal de Québec.

Formée depuis près d’un an, leur relation était alors méconnue du grand public, mais pas un secret dans les milieux politiques de la colline Parlementaire, à Québec.

Selon les deux trentenaires, leur idylle n’avait rien changé à leur travail. Gregory Kelley avait tout de même reconnu qu’il est désormais un peu plus sensible aux attaques dirigées contre Marwah Rizqy quand s’enflamme la joute parlementaire.

«Nous, notre avantage, c’est qu’on fait la route ensemble, on est sept jours sur sept ensemble, on est dans la même famille politique, on a les mêmes convictions, a lancé la députée de Saint-Laurent. Dans des emplois qui sont tellement exigeants, si l’autre ne comprend pas ce que tu fais et que tu passes 70 heures par semaine à faire ça, ça peut être difficile.»

Si la politique est un nouveau milieu pour cette professeure universitaire, il en est autre chose pour son futur mari.

En effet, Gregory Kelley a succédé à son père, Geoffrey Kelley, comme député de la circonscription de Jacques-Cartier, dans l’Ouest-de-l’Île de Montréal. Le paternel a fait de la politique pendant près de 25 ans et a notamment occupé le poste de ministre des Affaires autochtones.