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Une présumée victime raconte comment un homme la contrôlait

Abdellah El Harchiche aurait été en possession d’une arme prohibée

L’accusé, Abdellah El Harchiche
Photo tirée de LinkedIn L’accusé, Abdellah El Harchiche

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Un homme de Lévis d’origine marocaine qui aurait utilisé la violence et les paroles dénigrantes pour isoler et contrôler la vie de sa présumée victime subit son procès en lien avec ces accusations et la possession de plusieurs armes à feu retrouvées chez lui.

C’est de façon virtuelle, alors qu’il est détenu à la prison de Sept-Îles depuis son arrestation, en août 2020, qu’Abdellah El Harchiche, 49 ans, a écouté sa présumée victime raconter les débuts de leur relation à partir de leur mariage en 2012, et la manière dont les choses ont dégénéré entre 2019 et 2020. 

Selon la mère de famille de 46 ans, El Harchiche avait un « fort sentiment d’injustice sur la place qu’occupent les immigrants dans la société » et il était de plus en plus impulsif. 

Colérique

« Les sautes d’humeur et les insultes sont devenues de plus en plus fréquentes à mon égard. C’était beaucoup dans le contrôle... Dans ce que je pouvais faire ou ne pas faire », a-t-elle raconté à la poursuivante, Me Caroline Munger, en précisant qu’elle « marchait sur des œufs tout le temps pour éviter la colère et les débordements ». 

Les propos de l’homme qui, au moment de son arrestation, travaillait chez Infrastructures technologiques Québec (ITQ), étaient également teintés de violence à l’égard des forces de l’ordre, tout comme à l’égard de l’une de ses anciennes conjointes. 

« Il avait le désir de se venger d’elle. C’est un sujet qui revenait sur la table toutes les années. Il disait qu’il allait s’en prendre à elle en premier, et qu’ensuite, je verrais de quoi il est capable et qu’il ferait pareil pour moi », a-t-elle ajouté. 

En plus des accusations de menace de mort, harcèlement, voies de fait, voies de fait armé d’une assiette et séquestration, El Harchiche fait aussi face à de nombreuses accusations en lien avec les armes à feu. 

Arsenal

Il est accusé, entre autres, d’entreposage négligent d’armes à feu, de possession d’armes à feu prohibées, de dispositifs et de munitions prohibés, sans être titulaire d’un permis.

On lui reproche également d’avoir eu en sa possession une arme à feu prohibée et une arme à feu à autorisation restreinte non chargée avec des munitions facilement accessibles pouvant être utilisées.