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Le dernier conseil avant la campagne

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Le conseil municipal qui s’est déroulé hier à Québec s’avère le dernier avant une rentrée aux couleurs de la campagne électorale, qui marquera la fin du règne de près de quatorze ans de Régis Labeaume.

Bien que la période électorale débutera officiellement le 17 septembre, la campagne sera dans les faits bel et bien commencée lors de la prochaine séance du 30 août. 

Déjà, les aspirants et aspirantes à la mairie présentent leurs candidats dans les différents districts, font part de certains engagements et s’expriment sur des dossiers. Ces annonces s’intensifieront après les vacances et finiront par occuper tout le terrain. 

On verra également si d’autres personnes s’ajouteront à la course. 

Débats stériles 

Régis Labeaume procède depuis quelques semaines à plusieurs de ses dernières annonces, aimant à rappeler qu’il est toujours le maire. À l’approche de la campagne, toutefois, il devra se faire plus discret pour permettre à la démocratie d’exercer ses droits. 

Personnellement, je ne m’ennuierai pas des débats stériles ni des prises de bec inutiles qui ont malheureusement marqué, depuis 2017, la plupart des échanges entre l’opposition et le maire et son équipe, qui comptent pour 14 élus sur 21. Seul et sans budget comparable, le conseiller Jean Rousseau a souvent fait bien mieux que l’opposition officielle.

Je ne m’ennuierai pas non plus des fois où le maire a eu recours aux insultes en guise de réponse à ses opposants. Un changement de ton fera du bien.

Néanmoins, comme le disait hier la conseillère Geneviève Hamelin, d’Équipe Labeaume, on a assisté à beaucoup trop « d’amalgames, à des ramassis de rien et à des paroles tellement désolantes » qui donnent trop souvent l’impression d’écouter la radio. 

Ces commentaires faisaient suite à une intervention du conseiller Patrick Paquet, de Québec 21, qui a poussé le bouchon jusqu’à prétendre que le tramway allait augmenter l’émission de gaz à effet de serre. Il s’agit d’un désolant raccourci intellectuel, car, en réalité, le tramway permettra plutôt de réduire les GES de 151 000 tonnes d’ici 2041.

Je souhaite aux citoyens de Québec plus de substance à cet égard. Il ne tient qu’à eux d’en décider de manière éclairée, en s’informant bien auprès de sources fiables, et en exerçant leur droit de vote.