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«Veuve noire»: Florence Pugh éblouit

«Veuve noire»: Florence Pugh éblouit
Capture d'écran YouTube

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On l’attendait depuis fort longtemps, ce Veuve noire. Entièrement consacré à l’héroïne incarnée par Scarlett Johansson, le film ne déçoit pas.

Veuve noire n’est pas un Marvel comme les autres. Tout d’abord parce que cela fait environ 10 ans que l’idée d’un long métrage entièrement consacré à Natasha Romanoff n’aboutit pas. Ensuite, parce qu’on sait, depuis Avengers: phase finale, que l'héroïne va mourir. Et enfin, parce qu’au contraire de Capitaine Marvel (et même Wonder Woman), les personnages d’importance sont tous des femmes.

Porté, donc, par un trio composé de Scarlett Johansson, Florence Pugh et Rachel Weisz, Veuve noire passe rapidement sur l’enfance américaine, en 1995, de Natasha et Yelena (Florence Pugh) dont les «parents» Melina (Rachel Weisz) et Alexei (David Harbour), sont des espions russes. Après un retour forcé en Russie, la fausse famille est séparée. Quelque deux décennies plus tard – les événements se déroulent après Capitaine America: la guerre civile -, Natasha est soupçonnée d’avoir tué le roi du Wakanda, père de Panthère noire.

Si «Veuve noire» peut être comparé à un seul autre long métrage Marvel, c’est bien Panthère noire en raison d’un propos politique impossible à ignorer: celui sur le sort réservé aux femmes. Outre des plaisanteries bienvenues (notamment le gag récurrent sur l’absence de poches des vêtements féminins), on trouve aussi le destin des participantes involontaires au programme Veuve noire ainsi que des scènes d’action menées tambour battant par Scarlett Johansson et Florence Pugh. C’est d’ailleurs la Britannique de 25 ans qui éblouit dans ce nouveau Marvel. La successeure de Scarlett Johansson tire parfaitement son épingle du jeu, apportant une touche appréciée de légèreté, de vivacité et d’humour à son rôle.

La réalisation de Cate Shortland n’est pas non plus à négliger (on salue au passage le magnifique générique d’ouverture et son Smells Like Teen Spirit revu par Malia J., inoubliable), la cinéaste apportant un agréable mélange d’efficacité et de gravité... tout en évitant soigneusement la sexualisation des personnages féminins.

L’ensemble tient donc parfaitement la route et offre un divertissement particulièrement plaisant à voir sur grand écran afin de profiter au maximum des effets spéciaux.

Note: 4 sur 5


Veuve noire déboule dans les salles obscures de la province ainsi que via Disney+ en accès premium dès vendredi.