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Plusieurs salles d'urgences débordent au Québec: «Ça prend de l'aide, là»

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Avec la réduction du nombre de cas de COVID-19, la pression diminue peu à peu dans nos hôpitaux. Par contre, les urgences continuent de déborder un peu partout au Québec.

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Par exemple, à Montréal, l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont affiche un taux d'occupation de l'urgence de 148 %. À l'Hôpital de Sept-Îles et au Centre de services de Rivière-Rouge, le taux d'occupation est de 220 %.

«Ça prend de l'aide, là. Il faut avoir plus de personnel dans nos centres hospitaliers, dans les divers secteurs qui en ont le plus besoin», mentionne la docteure Judy Morris, présidente de l’Association des médecins d’urgence du Québec.

À la fin juin, les urgences de l'Hôpital de Gatineau ont fermé temporairement en raison du manque de personnel. D'autres hôpitaux devront peut-être faire la même chose.

«Malheureusement, cette semaine, on a entendu parler de ça pour trois autres centres hospitaliers. Je ne veux pas parler des noms en tant que tels, mais c'est des centres qui ont des taux d'occupation extrêmement élevés, qui ont un manque de personnel criant», explique le docteur Gilbert Boucher, président de l’Association des spécialistes en médecine d’urgence du Québec.

La population est invitée à éviter autant que possible les urgences.

«SVP, si ce n’est pas quelque chose de grave, si ça fait quelques semaines que ça attend, essayez de vous trouver d'autres méthodes de consultation. On sait que c'est difficile en ce moment. Pendant l'été, il y a beaucoup de cliniques de fermées, mais de venir à l'urgence pour des problèmes qui durent depuis 4 à 6 semaines, ce n’est pas toujours la chose la plus efficace à faire», rappelle Gilbert Boucher.

Une situation qui survient alors que le gouvernement Legault tente de rattraper le retard dans les opérations chirurgicales.

«Notre liste d'attente n'augmente plus. Là, on est capables au moins de faire ce qui rentre. Et quand le personnel va être reposé, ce qui était notre engagement, on va commencer à réduire notre liste d'attente», explique le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.

«Je suis gastroentérologue. On a repris notre activité à peu près à 80%. Le personnel de Charles-Le Moyne, ils sont épuisés, lessivés, essorés après ces 18 mois de pandémie. Donc, c'est sûr qu'on ne peut pas leur demander de travailler à 120% pendant les années, les mois qui vont venir», dit le docteur Michael Bensoussan, de l’Hôpital Charles-Le Moyne.

Pour l'Association des médecins d'urgence du Québec, il faut que le gouvernement trouve rapidement des solutions à ce manque de personnel.

«On a perdu beaucoup de personnes qui ne se remplacent pas juste avec une cohorte de diplômés sur une année. Donc, il va falloir trouver des moyens pour remédier à ça», souligne Judy Morris.