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«Chacun chez soi»: «Je crois que le rire est guérisseur» - Michèle Laroque

«Chacun chez soi»: «Je crois que le rire est guérisseur» - Michèle Laroque
Capture d'écran YouTube

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Si la thématique de Chacun chez soi est connue - un enfant vient vivre chez ses parents - et que le résultat fait toujours rire, l’émotion est également au rendez-vous. Car, pour son deuxième passage derrière la caméra, l’actrice française Michèle Laroque a tenu à mettre le scénario à sa main. Entretien...

Elle ne s’en cache pas, «c’était un film de commande», d’indiquer Michèle Laroque lors d’une entrevue à l’Agence QMI, plusieurs semaines avant la sortie du long métrage Chacun chez soi dans la Belle Province. «Je trouvais que le sujet était là, vraiment intéressant, et j’ai ensuite travaillé sur le scénario avec Stéphane Ben Lahcene», précise-t-elle des étapes qui ont précédé le choix des acteurs et le premier tour de manivelle.

«Nous avons fait en sorte que cette histoire devienne mienne, que j’aie envie de la raconter à ma façon, en mettant dans les personnages ce que j’ai envie de montrer et ce qui peut se développer dans une famille.»

Chacun chez soi se concentre sur le couple formé par Catherine (Michèle Laroque) et Yann (Stéphane De Groodt). Ce dernier est un passionné de bonzaïs, tandis que Catherine se sent quelque peu délaissée. La situation ne s’améliore pas lorsque leur fille Anna (Alice de Lencquesaing) et son conjoint (Olivier Rosemberg) emménagent chez eux le temps de trouver un appartement. On s’en doute, les relations entre les deux couples ne seront pas au beau fixe.

Le besoin de rire...

Les hasards du calendrier ont fait que Chacun chez soi devait sortir au moment où le premier confinement a été décrété. «Le titre est dingue et il prend tout son sens! Pendant ce premier confinement, plein de gens ont vu débarquer, par la force des choses, leurs enfants adultes qui étaient partis de la maison et qui sont revenus.»

«Ce n’est pas du tout la même histoire quand un enfant est devenu adulte et qu’il vient vivre avec vous parce qu’il a sa façon de vivre, il vous juge, etc. Ce n’est plus quelqu’un qui est chez ses parents. Il est parti, il a eu sa vie, il sait ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas et donc c’est compliqué.»

«Et en plus, il y a eu des problèmes de couple pendant le confinement. Et quand on a des problèmes de couple, on n’a pas tellement envie qu’il y ait des témoins, d’autant plus quand c’est l’un de nos enfants», souligne Michèle Laroque.

«Ce qui est très important, parce que je crois que le rire est guérisseur, c’est le fait de pouvoir dédramatiser par une comédie et en rire, de permettre d’exorciser les petites souffrances qu’on a pu avoir.»

Et c’est l’occasion pour Michèle Laroque, qui a débuté sa carrière comme humoriste, de s’interroger sur le rôle de la comédie.

«Je ne sais pas si la vocation de la comédie est de guérir, je sais que ceux qui font de la comédie fonctionnent comme ça. Je vois les copains qui font de la comédie, ce sont des gens qui ont besoin du rire dans leur vie. Parce que c’est vrai que, quand on arrive à rire, quand on arrive à dédramatiser les choses, c’est plus facile.»

«C’est pour ça que Chacun chez soi n’est pas une "vraie" comédie. Parce que c’est la vie! C’est une épreuve et, tout à coup, un angle qui permet de rire, de dédramatiser, de souffrir, de se voir souffrir et d’en sortir.»

Chacun chez soi prend l’affiche dans les salles obscures dès le 16 juillet.