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Arsenault et Fils: chez les braconniers

Karine Vanasse est au centre d’un triangle amoureux dans Arsenault et Fils

ENT-Visite du plateau de tournage "Arsenault et fils" à St- Etienne-de-Bolton
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Dans Arsenault et Fils, Karine Vanasse incarne une animatrice de radio qui vient déranger l’équilibre d’une famille de braconniers.

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C’est dans un petit garage de Saint-Étienne-de-Bolton, en Estrie, que le cinéaste Rafaël Ouellet a mis en boîte les dernières scènes de son prochain film, Arsenault et Fils, un thriller mettant en vedette Guillaume Cyr, Karine Vanasse, Julien Poulin et Luc Picard. Le Journal a visité le plateau de tournage du long métrage, la semaine dernière.

« Tiens, regarde ça. » Entre le tournage de deux scènes de son film, Rafaël Ouellet (Camion) nous montre fièrement un compartiment secret dissimulé derrière un mur du garage.

En pleine répétition.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard
En pleine répétition.

 « C’est là qu’ils cachent leurs armes à feu », souligne le cinéaste en parlant des personnages principaux de son suspense, Arsenault et Fils, une famille de contrebandiers qui utilise son garage comme façade pour ses activités illégales.  

Rafaël Ouellet a choisi ce petit garage caché au milieu des Cantons-de-l’Est parce qu’il correspondait exactement à ce qu’il avait en tête quand il écrivait le scénario de ce cinquième long métrage. C’est à cet endroit qu’il a complété le tournage de son film la semaine dernière, après avoir tourné pendant une dizaine de jours à Dégelis (sa ville natale, dans le Bas-Saint-Laurent) et une autre dizaine de jours autour de Montréal.  

L’intrigue d’Arsenault et Fils tourne autour d’une famille de braconniers qui impose sa loi depuis plusieurs générations dans son petit village du Bas-du-Fleuve. L’arrivée d’Émilie (Karine Vanasse), une animatrice de radio, viendra semer la pagaille dans le clan.

Guillaume Cyr joue l’un des frères de la famille Arsenault.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard
Guillaume Cyr joue l’un des frères de la famille Arsenault.

Le jour de notre visite, Rafaël Ouellet s’affairait d’ailleurs à tourner la scène de la première rencontre entre Émilie et Adam (Guillaume Cyr), un des fils de la famille Arsenault. 

« Émilie vient porter sa voiture au garage et cette rencontre va vraiment allumer quelque chose en Adam, explique Rafaël Ouellet. C’est comme un petit coup de foudre, avec les yeux en forme de cœur. Adam va commencer à se demander ce qu’il est train de faire avec sa vie et ce qu’il aurait pu faire s’il avait choisi une autre vie. Le personnage d’Émilie va venir déranger l’équilibre de cette famille qui est à la croisée des chemins. »

Pierre-Paul Alain fait également partie de la distribution.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard
Pierre-Paul Alain fait également partie de la distribution.

Univers masculin

Éventuellement, le personnage d’Émilie tombera dans l’œil d’un autre membre du clan Arsenault et se retrouvera au centre d’un triangle amoureux. La perspective de jouer une fille qui débarque dans un univers masculin plaisait beaucoup à Karine Vanasse. 

« C’est vrai que c’est un film où il y a beaucoup de personnages masculins. Mais Rafaël a une belle sensibilité et le personnage d’Émilie a été vraiment bien écrit », souligne l’actrice qui avait déjà travaillé avec le cinéaste il y a quelques années pour le tournage de la troisième saison de la série Blue Moon.

« Émilie n’est pas là juste pour venir brasser les choses. Il y a des beaux enjeux pour chacun des personnages. Cette masculinité est touchante à voir s’activer et se déployer. Rafaël avait déjà abordé des thèmes similaires dans son film Camion, qui avait touché beaucoup de gens au moment de sa sortie. Mais dans Arsenault et Fils, il y a, en plus, un aspect thriller qui est très présent. J’ai l’impression que ça va lui permettre de rejoindre un public plus large. »


♦ Arsenault et Fils prendra l’affiche en 2022.

Un premier film de genre pour Rafaël Ouellet

Le cinéaste Rafaël Ouellet a pris plaisir à revisiter les codes du cinéma de genre.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard
Le cinéaste Rafaël Ouellet a pris plaisir à revisiter les codes du cinéma de genre.

Rafaël Ouellet a amorcé l’écriture d’Arsenault et Fils il y a déjà près de dix ans. D’abord pensé comme un drame familial, le scénario du film a évolué au fil des années pour se transformer en thriller

« Après avoir écrit une douzaine de pages du scénario, je me suis rendu compte que ça allait vite et qu’il y avait beaucoup d’action dans l’histoire », indique le cinéaste.

« Je me suis dit : “Pourquoi ne pas garder cette énergie-là et mettre la pédale au fond tout au long du film ?” C’est donc devenu un film de genre, avec de l’action, des cascades et des armes à feu. Il y a des codes dans ce genre de film qui sont le fun à revisiter. Un des films qui me nourrit inconsciemment, et qui m’a beaucoup marqué dans mon enfance, c’est Comme un chien enragé avec Sean Penn. Avec Arsenault et Fils, on est dans ces eaux-là. »

Gros budget

Pour pouvoir tourner un film à la hauteur de ses ambitions, le cinéaste a pu travailler avec un budget important (5,2 M$) pour la première fois de sa carrière.

« Il n’y a rien qui ne coûte pas cher dans ce film-là, glisse-t-il. Il y a des animaux, des armes, des effets spéciaux. Je ne l’ai pas écrit dans le but de faire un plus gros film que mes précédents ; ça s’est juste imposé. Chaque journée de tournage a eu son lot de défis, mais je pense que ç’a valu la peine parce que ça donne des scènes spectaculaires. »