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Les urgences frôlent le chaos à Gatineau

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Les urgences de l’Hôpital de Gatineau demeurent partiellement fermées pour une période indéterminée, tandis que les urgences de l’Hôpital de Hull, censées prendre la relève durant cette cessation temporaire des activités, font aussi face à de sérieux problèmes de main-d’œuvre. 

Jusqu’à cinq infirmières avec expertise étaient absentes par quart de travail lors du dernier week-end aux urgences de l’Hôpital de Hull, ce qui a mené les autorités de santé régionales à mettre en place un plan de contingence pour éviter une rupture des services.

«La pression est forte sur l’urgence de Hull», a acquiescé Marie-Ève Cloutier, directrice des soins infirmiers pour le Centre intégré de santé et des services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), lors d’une conférence de presse tenue mercredi en milieu d’après-midi.

Ces absences, qualifiées d’imprévues par le CISSSO, mettent ainsi en péril un réseau régional de santé déjà fragile, voire précaire.

«La situation est difficile, le défi est colossal», a admis sa présidente-directrice générale, Josée Filion.

Délestage

Cette pénurie criante de main-d’œuvre aura de nouveau des impacts sur plusieurs services offerts à la population, notamment en endoscopie, en orthopédie et dans les consultations externes.

«Cela fait partie des choix déchirants que nous avons à faire», a répondu Mme Filion.

Malgré une réorganisation complète des horaires de travail, l’urgence de l’Hôpital de Gatineau ne pourra rouvrir de façon complète que de 8 h à 18 h, et ce, à compter du 18 juillet.

Hors de cette période, la clientèle sera redirigée vers les hôpitaux de Hull et de Papineau dans le secteur Buckingham, mis à part les femmes enceintes, les jeunes de moins de 18 ans ainsi que les personnes souffrant de problèmes pressants de santé mentale.

Rappelons que les urgences de l’Hôpital de Gatineau sont totalement ou partiellement fermées depuis le 25 juin. Aucune date n’a encore été fixée pour une réouverture complète.

Approché par l’Agence QMI, le Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO) a préféré ne pas commenter la situation, car il devait rencontrer la partie patronale mercredi en fin d’après-midi.

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