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Procès de Michèle Piuze: le détatouage est-il un acte médical?

Le détatouage n’est pas médical, dit Michèle Piuze

Michèle Piuze, propriétaire de la clinique esthétique MP Medic
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Michèle Piuze, propriétaire de la clinique esthétique MP Medic

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Accusée d’exercice illégal de la médecine, la propriétaire de la clinique esthétique MP Medic, Michèle Piuze, se défend des accusations en faisant valoir que le détatouage ne relève pas de la santé. 

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Est-ce que le détatouage est un acte médical ? Voilà la « question de droit sérieuse » soulevée au procès qui s’est ouvert devant la Cour du Québec concernant la clinique esthétique de Michèle Piuze.

Selon les procureurs de la femme d’affaires, le tatouage « échappe » au giron de la médecine.

  • Écoutez l'entrevue de l'avocate Nada Boumeftah avec Vincent Dessureault sur QUB Radio:

D’ailleurs, c’est la première fois que le Collège des médecins du Québec (CMQ) porte des accusations de pratique illégale de la médecine en lien avec des activités de détatouage. 

Brûlure au deuxième degré

Le syndic du CMQ qui a porté cinq chefs d’infraction contre Mme Piuze a cependant un avis bien différent.

Une femme qui a porté plainte après avoir subi des « préjudices graves » suivant une séance de détatouage à la clinique MP Medic de la rue Maguire est venue raconter son expérience. 

La plaignante avait rencontré Mme Piuze – qui est l’ex-conjointe de l’homme de hockey Patrick Roy – une première fois en novembre 2018 pour faire disparaître un tatouage sur son bras droit à l’aide d’une technologie au laser.

Or, après le traitement, la cliente s’était plainte de la dépigmentation de la peau.

Le deuxième passage de la plaignante a toutefois eu des conséquences plus importantes. Dès sa sortie de la clinique, des cloques d’eau sont apparues sur le bras de la dame – là où un tatouage de fleur apparaissait – nécessitant un passage à l’urgence le jour même pour traiter des « brûlures au 2e degré ».  

C’est après ce deuxième rendez-vous de mai 2019 que la dame a fait une plainte au CMQ en raison de « complications graves ».

Fausse cliente 

À la suite de cette plainte, l’enquêteur du CMQ a embauché une agente qui s’est fait passer pour une cliente auprès de Mme Piuze.

Cette fausse cliente s’est informée afin de faire disparaître un tatouage ainsi qu’une tache sur la joue.

La propriétaire de la clinique dit alors sous enregistrement : « J’irais peut-être voir un dermato. » Le procès se poursuit toute la semaine.

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