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Du classique dans votre électro?

Apashe
Photo courtoisie John De Buck

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Qu’aurait fait Mozart avec un ordinateur et des claviers s’il vivait au 21e siècle ? Le DJ montréalais John De Buck, alias Apashe, possède une partie de la réponse.

Le producteur, originaire de Belgique, fait bande à part dans l’univers de la musique électronique. Amoureux depuis toujours de la musique classique, il a décidé, il y a quelques années, de marier ses deux styles musicaux favoris.

Il a même intitulé son dernier album Renaissance.

Vous savez quoi ? Ça fonctionne.

Ses chansons accumulent les écoutes par millions. Sur Spotify, Majesty dépasse les 33 millions. Le clip de la chanson Uebok a franchi les 11 millions de visionnements sur YouTube.

Il a beau être un des rares à tenter le coup, Apashe est convaincu d’avoir trouvé la recette idéale pour que sa musique ne se démode pas.

« Ça vieillit bien, contrairement à ce que je faisais avant. Souvent, en musique électronique, ce sont des tendances, alors que la musique classique est intemporelle. C’est déjà vieux, donc ça ne vieillit pas davantage. C’est ce qui m’a plu », explique-t-il, en entrevue avec Le Journal.

Aliéné

Sortir des sentiers battus a néanmoins des conséquences. La scène électro/dub step lui a tourné le dos. « Je me suis clairement aliéné. Tout à coup, cette scène qui avait été historiquement bonne pour moi ne me programmait plus. »

Par contre, de nombreux fans d’électro l’ont suivi. « À mon avis, la musique électro tourne un peu en rond depuis quelques années. À cause de ça, dès que quelqu’un fait quelque chose de différent, ça réveille ceux qui en consomment beaucoup. »

En vedette au Festival d’été, mercredi soir, Apashe se trouvera devant un défi particulier : présenter un show électro devant 500 personnes qui doivent respecter la distanciation sociale.

« Je m’en sens capable parce que ma musique, ce n’est pas seulement des beats. Les gens l’écoutent autant qu’ils ont envie de la voir en show juste pour danser. C’est un test et on ne sait pas ce qui va se produire. Peut-être que ce sera étrange, peut-être pas. C’est une première pour tout le monde. »