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Marchand inquiet pour l’industrie touristique

Le candidat à la mairie réclame plus de leadership

Quebec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Bruno Marchand. Candidat à la mairie

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Le chef de Québec forte et fière, Bruno Marchand, croit que l’administration Labeaume n’en fait pas suffisamment pour aider l’industrie touristique à faire face à la rareté de la main-d’œuvre.

Comme le rapportait Le Journal cette semaine, des bannières du secteur de l’hôtellerie qui opèrent des établissements à Québec ont dû refuser des clients faute d’avoir tout le personnel nécessaire, au moment où débute la saison touristique. 

« Quand on discute avec des hôteliers, avec des restaurateurs, ils ont l’impression que personne ne répond à l’appel, ils ont l’impression pour certains d’être dans la piscine, que les vagues les emportent, puis qu’il n’y a personne qui répond à l’appel à l’aide à la Ville et ça, je pense que c’est là où le bât blesse le plus », soutient M. Marchand.

Effets en cascade

Le candidat à la mairie salue les efforts de la Ville depuis le début de l’été pour rendre la région plus attractive auprès des touristes, mais craint que cet élan soit freiné par le manque de personnel et redoute des conséquences en cascade sur l’économie.

La fin de semaine du 3 juillet, le groupe Les Hôtels JARO a dû fermer environ 600 chambres sur ses 1200 à travers son réseau, car elle ne pouvait en assurer l’entretien ménager. Le propriétaire de la chaîne Grand Times Hôtel a lui qualifié « d’état de crise » la situation actuelle.

« Ce qu’on a besoin de sentir, c’est un leadership qui prend à bras le corps le problème et qui, avec les hôteliers et les restaurateurs, trouve des solutions », affirme Bruno Marchand, tout en reconnaissant que c’est un enjeu qui « dépasse la Ville ».

La Ville de Québec, en collaboration avec le gouvernement provincial, a mis de l’avant à la fin du printemps des mesures totalisant 27 millions $ pour favoriser la relance de l’industrie touristique, dont un programme de cartes-cadeaux de 75 $ pour attirer les voyageurs et une offensive publicitaire sur les marchés québécois et ontariens.

M. Marchand propose entre autres de susciter des rapprochements entre les entreprises intéressées pour mettre en commun des ressources en matière de recrutement et faire la promotion des emplois disponibles.

Le fédéral interpellé

La vice-première ministre, Geneviève Guilbault a quant à elle cherché à mettre de la pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il assouplisse son programme concernant l’embauche de travailleurs étrangers temporaires et qu’il l’ouvre davantage aux métiers touristiques.

« On continue de faire le maximum pour aller chercher les jeunes travailleurs, mais il y a une partie qui à notre sens incombe au gouvernement fédéral », a déclaré Mme Guilbault, en marge d’une annonce à Lévis, en rappelant plusieurs actions posées par son gouvernement pour endiguer la pénurie dans les secteurs touristiques, dont un plan d’action de 3 millions $.

— Avec Diane Tremblay