/finance/business
Navigation

Un projet de centre de données de 867M$ franchit une étape cruciale

Le financement de la première phase du vaste complexe de Lévis a été bouclé

PHOTO DIANE TREMBLAYMartin Bouchard (au centre), président de
Photo Diane Tremblay

Coup d'oeil sur cet article

Le chantier de 867 M$ de QScale commence à prendre forme dans le Dataparc Lévis, situé en bordure du parc industriel Bernières. Lancé en grande pompe hier, ce centre de traitement de données veut accueillir les Tesla, Pfizer, Dassault et Morgan Stanley de ce monde, pour ne citer que ceux-là.

• À lire aussi: QScale: les milliards du mariage agriculture-techno

Pour appuyer ce projet d’envergure, le gouvernement du Québec consent un prêt de 60 millions $, de même qu’une prise de participation de 30 M$ dans le capital-actions de l’entreprise. Desjardins Capital injecte de son côté 60 millions $, tandis que le reste des capitaux (45 millions $) provient d’investisseurs privés « tous québécois », prend-on soin de souligner. 

PHOTO DIANE TREMBLAYMartin Bouchard (au centre), président de
Photo Diane Tremblay

Cette première ronde de financement de 195 M$ représente les coûts de réalisation de la phase 1, soit l’épine dorsale du campus, qui sera complétée à la fin de 2022. 

En tout, ce projet ambitieux, piloté par Martin Bouchard, cofondateur de Copernic et du Centre de données 4Degrés, qui est entouré de deux associés, Vincent Thibault et Dany Perron, se déploiera en huit phases. 

PHOTO DIANE TREMBLAYMartin Bouchard (au centre), président de
Photo courtoisie

Des serres grâce aux serveurs

« Nous amorçons cette grande aventure avec la volonté de hisser le Québec comme chef de file mondial en matière de traitement de données », a affirmé M. Bouchard, président de QScale. 

Le centre de traitement de données a été conçu pour récupérer la chaleur émise par les serveurs informatiques qui servira à chauffer des serres où l’on pratiquera l’agriculture. À terme, près de 200 emplois bien rémunérés seront ainsi créés. Avec l’énergie récupérée, on estime que c’est l’équivalent de 2800 tonnes de petits fruits et plus de 80 000 tonnes de tomates par année qui pourront être produites. 

« On assiste présentement à une croissance exponentielle de la demande mondiale en traitement informatique. La demande double à tous les deux mois », ajoute M. Bouchard. 

PHOTO DIANE TREMBLAYMartin Bouchard (au centre), président de
Photo Diane Tremblay

Pour réaliser ce projet, QScale a conclu une entente pour l’utilisation d’un important bloc d’électricité de 140 MW, ce qui représente la consommation de 30 Centre Bell.

« Des projets comme celui-là, ça prouve une chose : pandémie ou non, on est capable au Québec de générer des projets économiques majeurs. On est capable de préserver notre compétitivité », a affirmé Geneviève Guilbault, vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique.

Discussions en cours 

QScale recrute des clients québécois, mais aussi des clients internationaux. 

« On sait que les tarifs électriques au Québec sont extrêmement avantageux. Vous pouvez imaginer qu’une université comme Singapour aurait tout avantage à faire faire son traitement [de données] ici au Québec », a poursuivi M. Bouchard.

Les discussions avec les Serres Demers pour l’approvisionnement en énergie sont aussi en cours, mais QScale discute aussi avec d’autres partenaires potentiels. 

« On offre l’équivalent de 100 terrains de football qui sont disponibles pour les serres. On parle à beaucoup de gens et, oui, on a de très bonnes discussions avec les Serres Demers », a indiqué M. Bouchard.

À VOIR AUSSI     

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.