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Énergie éolienne : Québec annonce des projets à venir

Éolienne énergie
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Le Québec aura besoin de plus d’électricité d’ici quelques années et cette énergie supplémentaire devra provenir en bonne partie de l’industrie éolienne, a décidé le gouvernement Legault.

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Le Conseil des ministres a annoncé mercredi avoir adopté un décret pour fixer les conditions du prochain appel d’offres qui sera lancé par Hydro-Québec d’ici la fin de l’année en vue de combler les besoins futurs de la province.

La société d’État prévoyait déjà devoir acheter plus d’électricité d’ici 2026 pour combler les besoins croissants de la province qui augmentent en raison de plusieurs facteurs, incluant la multiplication des serres et l’implantation de centres de données.

Des 780 mégawatts (MW) qu’elle va commander cette année, 300 devront être réservés pour des projets éoliens et le reste (480 MW) devra provenir de sources renouvelables, a décrété Québec.

Les parcs éoliens en activité au Québec, sous contrat avec Hydro-Québec, représentent déjà près de 4 000 MW. L’annonce de ce matin sous-entend toutefois que de nouvelles éoliennes devront être construites pour fournir à la demande.

Comme à l’habitude, le gouvernement a fixé d’autres conditions au futur appel d’offres afin de favoriser l’achat local.

Le contenu québécois devra ainsi être priorisé avec un objectif de 60 % des dépenses globales. Plus précisément, 35 % de ce contenu devra provenir de la MRC où le projet est situé, ou encore, de la MRC de La Matanie ou de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

L’actionnariat des nouveaux projets devra être détenu à hauteur d’environ 50 % par le milieu local et des communautés.

«Notre gouvernement s'est engagé à accroître la place des énergies renouvelables pour soutenir l'électrification de notre économie et réduire la consommation de combustibles fossiles. L'industrie éolienne a fait des pas de géant ces dernières années et est maintenant une option incontournable dans le portefeuille énergétique du Québec», a déclaré le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, par voie de communiqué, mercredi.

Bien acceuillie

Plusieurs organismes se sont réjouis de cette annonce mercredi. La Fédération québécoise des municipalités a félicité le gouvernement pour avoir retenu des critères d’achat local pour le prochain appel d’offres d’Hydro-Québec.

«La FQM fera les démarches nécessaires et accompagnera ses membres pour assurer la participation maximale à 50 % des communautés dans les projets sur leur territoire», a souligné son président, le maire de Sainte-Catherine-de-Hatley, Jacques Demers.

Pour l’Association québécoise de la production d’énergie renouvelable (AQPER), l’annonce de mercredi «confirme que le gouvernement reconnaît l’expérience et l’expertise des acteurs de la filière éolienne québécoise».

Les projets retenus dans le cadre de l’appel d’offres qui sera lancé d’ici la fin de 2021 devraient être connus au courant de 2022, a indiqué Hydro-Québec.

En février dernier, Québec a donné le feu vert à un autre projet éolien d’importance, Apuiat, sur la Côte-Nord. L’éventuel chantier, non loin de Port-Cartier, devrait permettre de créer 300 emplois pendant les travaux et d’ajouter 200 mégawatts/heure aux capacités de production de la province.

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