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Les effets pervers de la PCU

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Ma fille aînée aime beaucoup Justin Trudeau.

Et pourquoi ne l’aimerait-elle pas ?

Non seulement a-t-elle été payée pendant des mois à ne rien faire lorsque le bar où elle travaillait a momentanément fermé ses portes, pandémie oblige, mais elle a gagné plus d’argent à rester chez elle qu’elle en aurait gagné si elle avait travaillé !

QUAND L’ÉTAT DÉRÈGLE LE SYSTÈME

Beaucoup de gens critiquent les mesures sanitaires imposées par le gouvernement.

Personnellement, mis à part certains ratés que je m’explique mal (le dossier de la ventilation des écoles et celui des millions de tests de dépistage rapide qui ont dormi dans des entrepôts), je suis assez indulgent.

Après tout, on ne savait pas comment ce virus agissait. 

  • Écoutez Richard Martineau au micro de Danny St Pierre sur QUB radio:

Pour parodier la célèbre phrase, les virus ont des raisons que la raison – et la science – ne connaissent pas toujours...

Mais les lois de l’économie, elles, on les connaît.

Depuis longtemps. 

On sait comment notre système fonctionne. 

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

Pas besoin d’avoir remporté le prix Nobel d’Économie pour savoir qu’entre travailler et être payés, et se pogner le beigne et être payés, la majorité des gens (surtout les jeunes, qui ont souvent des jobs de merde) vont choisir la deuxième option !

C’est bien beau, injecter des gonzillions de dollars dans le système pour éviter qu’il ne s’écrase, tout le monde comprend ça...

Mais se pourrait-il que nos gouvernements – surtout le gouvernement canadien, qui donne l’impression d’avoir découvert la recette pour faire pousser des billets de banque dans les érables – en aient donné plus que le patient en demandait ?

Se pourrait-il que l’État, en étant trop présent et en distribuant trop de chèques – même à des morts ! –, ait complètement déréglé le système ?

Se pourrait-il qu’on aurait pu faire les choses autrement ?

Mieux ?

De façon plus intelligente ?

Sans avoir toujours le doigt pressé sur le bouton panique ? 

LA BONNE QUESTION DE MONSIEUR POP-CORN

Hier, Vincent Guzzo, des cinémas du même nom, a publié un statut intéressant sur sa page Facebook.

« La PCU aurait dû être offerte via les entreprises, et non directement. Couper le lien entre l’employeur et l’employé tous ces mois a été dévastateur pour plusieurs industries. Nous voilà maintenant en pénurie de main-d’œuvre en pleine saison estivale ! »

Mister Sunshine, comme Vincent Guzzo aime s’appeler, a raison. 

En envoyant les chèques de PCU directement dans la poche des employés qui avaient perdu MOMENTANÉMENT leur emploi, le gouvernement canadien a coupé le lien qui les retenait à leurs employeurs. 

Du jour au lendemain, ces gens ont pu dire à leur patron : « Merci, bonsoir ! »

Et quand les entreprises pour lesquelles ces hommes et ces femmes travaillaient avant la pandémie ont rouvert leurs portes, soit ces individus étaient collés à leur sofa, gracieuseté de « Justin-le-généreux qui s’est acheté sa prochaine victoire électorale en distribuant des millions de dollars d’argent public », soit ils avaient trouvé un emploi ailleurs !

Résultat : on se retrouve avec de graves problèmes de pénurie de main-d’œuvre dans des secteurs-clés comme l’hôtellerie et la restauration !

LES YEUX GRANDS FERMÉS

Personne autour du PM n’a vu ça venir ?

Personne au gouvernement fédéral n’a prévu les effets pervers de cette dilatation obscène du gouvernemaman ?