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FEQ: quelque chose comme un party électro

Malgré la distanciation, Valaire a fait le bonheur des festivaliers, au Manège militaire

Le groupe Valaire, en concert au Festival d'été de Québec, le 14 juillet 2021.
Journal de Québec Le groupe Valaire, en concert au Festival d'été de Québec, le 14 juillet 2021.

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Dans des circonstances qui n’étaient absolument pas propices à recréer la transe habituelle des soirées électro sur les plaines d’Abraham, le groupe Valaire et le DJ Apashe ont quand même réussi à faire lever quelque chose comme un vrai party, mercredi soir, au Manège militaire.  

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Ce n’était pas un mince défi. Face à une foule de 500 spectateurs distancés qui doivent demeurer à leur place, les vedettes de ce jour 7 du Festival d’été devaient être convaincantes. 

Les irrésistibles Valaire n’ont même pas eu besoin d’insister. Leur contagieux mélange de pop, de funk, d’électro-jazz et de hip-hop a mis une ambiance du tonnerre dans la place, dès que le groupe s’est pointé sur scène avec tambour et trompettes. 

« J’espère que ça vous fait du bien autant que ça nous fait du bien », a partagé Luis Clavis, après avoir confié que le groupe n’avait pas joué depuis deux ans. 

« On était supposés être sur les Plaines ce soir », a-t-il ajouté, plus tard, comme si on avait besoin de se le faire rappeler pour une énième fois. 

Avec une nette préférence pour les chansons de son album Oobopopop, Valaire avait concocté un survol judicieux (lire ici, de nature à faire bouger les hanches des festivaliers) de sa discographie. 

Le groupe Valaire a facilement mis la foule du Manège militaire dans sa poche arrière, mercredi soir, grâce à son contagieux mélange de pop, de funk et d’électro.
Photo Cédric Bélanger
Le groupe Valaire a facilement mis la foule du Manège militaire dans sa poche arrière, mercredi soir, grâce à son contagieux mélange de pop, de funk et d’électro.

Sur scène, Valaire tire la force de son sens de la collectivité. Personne n’est plus important qu’un autre. À part le batteur, pour des raisons évidentes, tous les musiciens ont droit à leur moment sous les projecteurs, même s’il faut avouer que le charismatique chanteur et tromboniste Alan Prater (The Brooks) a une présence particulièrement magnétique. 

Nous avons même appris que le groupe prépare un nouvel album, un premier en cinq ans. 

Ajoutez à cela un rappel endiablé conclu avec des clins d’œil musicaux à Beyoncé et Beck, ça donnait plusieurs bonnes raisons de célébrer. 

« Vous avez le droit de danser » 

Pour installer son party, sur l’heure du souper, le producteur de Montréal Apashe, de son vrai nom John De Buck, a dû travailler un peu plus fort que Valaire, même s’il avait décidé d’effacer toute ambiguïté d’entrée de jeu. 

« Vous avez le droit de danser, vous avez le droit de sauter », a-t-il lancé en prenant place derrière ses machines, question d’encourager les indécis et possiblement d’encourager ceux qui se demandaient si les règles sanitaires le permettaient. 

Malgré l’autorisation du DJ, une partie de la foule s’est fait tirer l’oreille durant la première partie de la prestation de celui qui se distingue des autres artistes électro par l’intégration, dans son univers sonore et visuel, d’éléments associés à la musique classique et la culture médiévale. 

Ainsi, pendant que Apashe jouait au chat et à la souris avec la foule en variant constamment ses tempos (il restait rarement plus d’une minute à la même cadence), des images d’orchestres, de châteaux somptueux, de sculptures antiques, de crânes et de tableaux de la renaissance (son dernier album s’intitule justement Renaissance), défilaient sur les écrans géants. 

À force d’insister, Apashe a fini par faire lever pas mal tout le monde durant la dernière demi-heure. À la fin, ça sautait allègrement, quoiqu’avec une discipline pandémique. 

Il faut dire que des gardiens de sécurité faisaient des rondes régulières pour s’assurer que personne ne quittait la place qui lui était assignée. 

N’empêche, Apashe était satisfait. « Sincèrement, c’est incroyable. Je ne m’y attendais pas. »  


Le Festival d’été amorce le dernier droit de son édition 2021, jeudi soir, en revenant, toujours au Manège militaire, Tire le coyote et Émile Bilodeau.