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Steven Blaney ne se représentera pas

Le député fédéral ne sollicitera pas de nouveau mandat aux prochaines élections

Steven Blaney ne se représentera pas
Photo d'archives, Stevens LeBlanc

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Le député fédéral de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, Steven Blaney a annoncé jeudi qu’il ne se présentera pas aux prochaines élections, après plus de 15 ans en politique. 

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« J’étais en réflexion depuis un certain temps, mais je dirais qu’avec le déclenchement potentiel des élections à la fin de l’été, il m’est apparu important d’annoncer ma décision pour permettre de nous assurer que la relève conservatrice sera en selle le temps venu », a dit M. Blaney au Journal

Steven Blaney a traversé le fleuve à la nage à plusieurs reprises pour de bonnes causes. On le voit en 2017.
Photo Agence QMI, Daniel Mallard
Steven Blaney a traversé le fleuve à la nage à plusieurs reprises pour de bonnes causes. On le voit en 2017.

Après avoir été élu sans interruption depuis 2006, il estime avoir fait le tour du jardin.

« Je suis comblé par mon expérience politique qui, sur le plan professionnel, s’est avérée absolument fascinante », a-t-il ajouté.  

  • Écoutez la chronique politique de Marc-André Leclerc sur QUB radio :    

Parmi les réalisations dont il est le plus fier, M. Blaney cite de nombreux projets d’infrastructures comme le Centre des congrès de Lévis, la relocalisation du Patro de Lévis, le projet de gaz naturel dans Bellechasse et la sauvegarde du chantier maritime Davie. 

Bien qu’il annonce son retrait de la politique active, M. Blaney terminera son mandat et il a l’intention de s’impliquer dans la prochaine campagne pour permettre aux conservateurs de garder son siège.

Par la suite, M. Blaney, 56 ans, n’a pas de plans définis. Il compte prendre un peu de répit avec son épouse.  

« Je n’ai pas vraiment de projets. J’ai encore mon droit de pratique comme ingénieur. Pour moi, aujourd’hui, l’important, c’est d’exprimer ma gratitude envers la population. »

  • Écoutez l'entrevue avec Steven Blaney, député conservateur de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis sur QUB radio :

En faveur du troisième lien

M. Blaney, qui est un ardent défenseur du troisième lien, se retire de la politique avec le sentiment du devoir accompli. 

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a tenu à souligner le bilan positif du politicien.

Le député conservateur de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, M. Blaney (à droite), se retire avec le sentiment du devoir accompli. Il est accompagné sur la photo de Richard Côté, directeur du bureau de comté.
Photo courtoisie
Le député conservateur de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, M. Blaney (à droite), se retire avec le sentiment du devoir accompli. Il est accompagné sur la photo de Richard Côté, directeur du bureau de comté.

« Pour moi, M. Blaney a été une figure marquante de la politique fédérale. Il a une excellente feuille de route. Il était très présent dans le milieu. Il marque un bon point pour moi, car il appuie le tunnel Québec-Lévis », a réagi le maire.

« On a entre autres travaillé sur le dossier d’aménagement du secteur de la traverse à l’époque où j’étais moi-même député provincial. C’est un dossier qui a été mené par le fédéral-provincial. Les fontaines d’eau au quai Paquet, c’est une contribution des trois paliers de gouvernement. On a travaillé aussi ensemble notamment pour la rénovation du Fort no 1 qui est un élément important du patrimoine militaire où le gouvernement fédéral a décidé d’investir pour compléter la restauration », a énuméré M. Lehouillier.

Héritage

« M. Blaney a toujours été un politicien près des gens et à leur écoute et un excellent ambassadeur de la ville de Lévis à Ottawa », a ajouté M. Lehouillier. 

En 2019, M. Blaney a été élu avec 17 529 voix de majorité sur son plus proche adversaire.

À sa réélection pour un 4e mandat, en 2015.
Photo Annie T. Roussel
À sa réélection pour un 4e mandat, en 2015.

Son collègue à la Chambre des communes Gérard Deltell n’avait que des bons mots lui aussi. 

« C’est sa décision et il faut toujours respecter quelqu’un qui sert depuis 15 ans en politique. [...] J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec lui », a dit M. Deltell. 

Ce dernier a par ailleurs confirmé qu’il sera présent lors de la prochaine campagne électorale pour défendre les troupes du Parti conservateur dans la région de Québec.

— Avec la collaboration de Dominique Lelièvre

Le pire moment de sa carrière politique 

Le moment le plus éprouvant fut l’attaque terroriste du 22 octobre 2014 à Ottawa. « J’étais ministre de la Sécurité publique. C’est l’enceinte même du gouvernement exécutif qui a été attaquée, ce fut un moment très éprouvant [...] M. Harper avait dû se réfugier. Par la suite, cela m’a encouragé à mettre en place les mesures antiterroristes. »

Le plus beau moment  

« C’est la gratitude des Européens envers nos vétérans canadiens qui étaient prêts à risquer leur vie pour la liberté. À Dieppe, lorsque j’avais la chance d’accompagner des vétérans qui avaient participé au débarquement, cela m’avait beaucoup touché. C’était de voir la gratitude spontanée des Français qui leur disaient : “Merci d’être partis du Canada et d’avoir risqué vos vies pour notre liberté”. »