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Un 3e procès évité pour le meurtre de son frère

Les proches de la victime peuvent tourner la page

FD-ENQUETE-PRIMEAU
Photo d’archives Alain Primeau à sa sortie du palais de justice de Sorel-Tracy, en Montérégie, en 2014.

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Les proches d’un homme de Sorel-Tracy tué il y a 10 ans par son frère pourront passer à autre chose maintenant qu’il a plaidé coupable d’homicide involontaire, évitant ainsi un troisième procès.

« Ça enlève un poids de sur mes épaules et ça va nous permettre de tourner la page tout juste avant le 10e anniversaire de son décès », laisse tomber Sylvie Lapierre, la veuve de Richard Primeau, tué en septembre 2011 à l’âge de 49 ans.  

Alain Primeau a reconnu sa culpabilité jeudi au palais de justice de Sorel-Tracy, en Montérégie, à une accusation réduite d’homicide involontaire. Après une altercation pour une histoire d’argent, il avait fait feu avec sa carabine sur son frère, chez qui il habitait.

Une longue saga 

L’homme de 56 ans avait été déclaré coupable de meurtre prémédité en 2014, puis de meurtre au deuxième degré en 2018, après que la Cour d’appel eut ordonné la tenue de ce second procès. Il avait écopé de l’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 11 ans. 

À nouveau en avril dernier, la même cour a ordonné un troisième procès sur le même chef d’accusation. Alain Primeau a finalement plaidé coupable à une accusation réduite d’homicide involontaire et devra être sous probation pour les trois prochaines années. Il a déjà purgé sa peine en détention provisoire.

« Ça conclut une longue saga », a commenté le juge Alexandre Boucher en entérinant la suggestion commune de sentence. 

Ce dénouement évite surtout à la veuve, mère de trois filles, de devoir témoigner encore devant le tribunal. 

« Pour les proches, qui sont les victimes directes, l’idée de faire un troisième procès était excessivement pénible », rapporte Geneviève Beaudin, procureure de la Couronne.

« J’étais nerveuse à l’idée de revivre ça. Ç’a été déjà assez lourd lors des deux procès. C’est difficile de se remémorer tout ce qui est arrivé », dit Sylvie Lapierre.