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Un développement résidentiel essuie des critiques à Beaumont

Un organisme dénonce un «saccage environnemental»

Un développement résidentiel essuie des critiques à Beaumont
Photo courtoisie GIRAM

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Un vaste déboisement survenu il y a quelques semaines au sommet d’une falaise face au fleuve à Beaumont, dans le cadre d’un projet de développement résidentiel, suscite l’indignation du GIRAM, un organisme de défense du patrimoine et de l’environnement.

Le Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu dénonce un «véritable saccage environnemental» au cap Saint-Claude, un site à caractère patrimonial qui accueille des vestiges du fort de Beaumont, près les lignes de transport d’Hydro-Québec.

À cet endroit, le promoteur Gestion Breton-Martineau souhaite réaliser la deuxième phase du Domaine Saint-Laurent et rendre disponibles 38 terrains pour la construction de résidences unifamiliales. Le promoteur se défend d’avoir mal agi, disant avoir obtenu tous les permis nécessaires et que la coupe d’arbres était la seule solution en raison de la topographie et de la superficie des terrains.

Plus de vigilance

« Ça n’a pas de bon sens de procéder encore comme ça aujourd’hui. Je veux bien croire que pour les maisons, quand on construit un solage de maison, c’est sûr qu’il faut creuser [...], mais est-ce qu’on est obligé de déboiser totalement, un peu en sauvage », a déploré Gaston Cadrin, vice-président du GIRAM.

« Je pense qu’à l’heure des changements climatiques, le message qu’on veut lancer, c’est [que ce n’est] plus une façon de faire et [que] les municipalités devraient être un peu plus vigilantes », affirme-t-il.

Le regroupement basé à Lévis s’inquiète pour l’avenir de deux constructions semi-circulaires en béton datant de 1914 qui accueillaient vraisemblablement des canons à titre de défense lors du premier conflit mondial.

Ces deux bâtiments ont été cédés à la municipalité, qui n’a pas déterminé encore leur sort. « On a parlé aux militaires. Le gouvernement ne veut rien savoir de ça. Ça nous prend de l’aide. On est en train d’investiguer [pour] voir quelle serait la meilleure solution », affirme le maire de Beaumont, David Christopher, qui évalue le coût de leur restauration à 350 000 $.

Bâtiment conservé

Par ailleurs, la municipalité a l’intention de conserver et de mettre en valeur un bâtiment à proximité qui servait de dépôt de munitions.

Le maire défend le projet résidentiel, disant que « ça va être un beau développement » et que la municipalité voit d’un bon œil l’opportunité d’accueillir de nouveaux résidents. Selon lui, la phase 1 du projet a suscité un vif intérêt. « On n’a pas beaucoup de terrains à développer non plus », soulève M. Christopher.

De son côté, le propriétaire de gestion Breton-Martineau, Simon Breton, rappelle qu’en vertu de la réglementation municipale, les propriétaires devront replanter des arbres une fois les maisons construites.

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