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Hôtellerie: aidez-nous à vous accueillir!

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Les beaux jours sont là. Les vacanciers prennent les routes du Québec en grand nombre, à l’invitation du premier ministre François Legault, afin de découvrir ou redécouvrir notre merveilleuse province à la suite de semaines de confinement qui furent éprouvantes pour tous.

L’industrie hôtelière a été touchée durement par les différentes mesures mises en place pour répondre aux défis de la pandémie et l’ensemble des artisans du secteur avait hâte de recevoir à nouveau les vacanciers. Mais voilà qu’un autre défi frappe notre industrie de plein fouet. La pénurie de main-d’œuvre. 

Une pénurie alarmante

Bien que criante dans plusieurs secteurs d’activité, cette pénurie était déjà présente avant la pandémie au sein de notre industrie. Mais maintenant, le ralentissement des activités dû aux mesures sanitaires a découragé plusieurs de nos vétérans et a incité certains à se réorienter vers d’autres secteurs d’activité. Nous sommes donc passés d’une situation préoccupante à une situation alarmante. 

Aujourd’hui, des hôteliers doivent garder leurs chambres verrouillées et nos salles à manger doivent se résigner à réduire leurs heures d’accueil, non pas parce que les Québécois n’ont pas répondu à l’appel de notre premier ministre, mais par manque de personnel. 

Malgré cette situation troublante qui engendrera des manques à gagner qui se chiffreront à plus de 700 millions de dollars d’ici 2023, les différents ministères concernés continuent de considérer la situation comme adéquate et non problématique.

Notre industrie a fait au cours des dernières années des efforts considérables pour demeurer attractive pour ses artisans. Des salaires, dans la plupart des cas, bien au-dessus du salaire minimum, des flexibilités d’horaires, des avantages offerts aux employés. Mais malgré tous nos efforts, nous sommes à bout de ressources.  

Des solutions à explorer

Bien entendu, nous joignons notre voix à celle des autres secteurs d’activité afin de trouver ensemble des solutions à long terme, comme, peut-être, des allègements fiscaux pour les heures supplémentaires ou encore d’atténuer les pénalités financières aux personnes retraitées qui aimeraient nous donner un coup de pouce. 

Mais dans l’immédiat, certains programmes qui existent déjà dans d’autres secteurs, tels que l’agriculture, nous demeurent inaccessibles. Je parle ici des programmes des travailleurs étrangers temporaires. Les travailleurs étrangers veulent venir nous aider. Ils pourraient ponctuellement et rapidement pallier en partie la pénurie de main-d’œuvre actuelle et contribueraient à supporter notre industrie dans cette crise que nous traversons actuellement. 

De plus, ces travailleurs recherchés parlent français et s’intègrent facilement à leur milieu d’accueil, peu importe l’endroit du Québec.  

Les gouvernements québécois et canadien doivent venir rapidement au secours de notre industrie. Nous sommes à bout de souffle et nous peinons déjà à accueillir les Québécois. Si rien n’est fait, avec l’ouverture prochaine des frontières, ce seront simplement des millions de dollars qui manqueront à l’économie québécoise faute de main-d’œuvre. S’il vous plaît, aidez-nous à vous accueillir !

Xavier Gret
Président directeur général
Association Hôtellerie Québec

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