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Une détenue sur la voie de la réinsertion

La police avait retrouvé trois bébés morts chez elle

bébés morts
Photo d’archives Les spécialistes en identité judiciaire sortant les bébés de la maison en 2017.

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Une mère qui purge une peine de 8 ans de prison après la découverte de ses trois nouveau-nés morts à son domicile sera placée en semi-libération pour qu'il lui soit permis d’entamer des études.

«La Commission retient que vous êtes motivée à changer la trajectoire de votre vie et votre ouverture à l'intervention devrait faciliter les choses», indique la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) dans sa décision rendue mardi. 

La détenue, qu’on ne peut nommer pour protéger l’identité de sa fillette de six ans, purge une peine de 8 ans de prison pour l’homicide involontaire de ses trois bébés, retrouvés morts à son domicile en octobre 2017.

Ce sont les enquêteurs qui avaient fait la macabre découverte dans le sous-sol de sa résidence de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, après qu'elle se fut présentée à l'hôpital pour des crampes au ventre. 

Surpris de découvrir un placenta mais aucun enfant, le personnel médical avait pris la décision de contacter les autorités. Selon la pathologiste judiciaire, les bébés étaient nés en janvier 2016, en novembre 2016 et en octobre 2017. Le dernier était vivant à la naissance.

Ablation des trompes

Sur la voie de la réinsertion sociale et désirant poursuivre ses études, la femme de 30 ans a subi une ligature des trompes de Fallope, une opération qui l’empêche d’enfanter à nouveau. 

«Du fait que vous n'êtes plus en mesure de procréer, le risque est nul que vous commettiez à nouveau les infractions à l'origine de votre peine», poursuit la CLCC en se basant sur les dires de son Équipe de gestion de cas (ÉGC). 

La détenue estime cependant qu'il est trop tôt pour une libération totale, elle qui soutient avoir encore besoin d'encadrement. 

Elle était enfermée depuis son arrestation, en 2017, pour purger une peine de 8 ans de prison.

Remords

«Je ne pense pas qu’un jour je vais arriver à pardonner ce que j’ai fait, mais je vais arriver à vivre avec», a-t-elle mentionné devant la Commission.

Vu son passé de «sexualité débridée» et de «consommation de substances intoxicantes», elle devra cependant respecter de nombreuses conditions «spéciales», comme celles de décliner toute relation sexuelle ou amicale et de se tenir loin des lieux où pourraient se dérouler des activités sexuelles. 

Elle devra aussi divulguer toute information financière pour assurer que ce n’est pas le fruit de la prostitution. 

-Avec Claudia Berthiaume