/news/society
Navigation

Site malmené par les touristes: les campeurs interdits cette année sur une plage du Bas-Saint-Laurent

Site malmené par les touristes: les campeurs interdits cette année sur une plage du Bas-Saint-Laurent
Photo Agence QMI, Sam Harper

Coup d'oeil sur cet article

Le camping a été interdit sur certaines plages de l’est de la province afin de protéger des endroits qui ont été malmenés l’été dernier lorsque les touristes québécois s’y sont rués.

• À lire aussi: Tout pour éviter d’autres débordements cet été

• À lire aussi: Vacances de la construction: beaucoup de touristes attendus dans l'Est-du-Québec

• À lire aussi: Les touristes de retour au Canada dès la mi-août?

Le fort achalandage de la plage de Saint-Germain, près de Kamouraska, dans le Bas-Saint-Laurent, a exacerbé les tensions et causé des dommages à cet écosystème. Les feux de camp et les déchets, notamment, sont devenus un réel problème.

Le village a ainsi interdit aux campeurs cherchant un emplacement pour dormir d’y monter leur tente.

« Avant, il y avait plein d’élymes, mais avec le camping, ces plantes disparaissent », explique Perle Morency, copropriétaire du restaurant Côté-Est, à Kamouraska. L’élyme des sables est une plante aux racines abondantes qui stabilise les berges. La diminution des élymes entraîne donc une érosion des berges.

L’achalandage a également entraîné le départ des oiseaux, qui ont besoin de ces espaces de repos.

Le petit village travaille donc avec la Sûreté du Québec pour faire respecter les changements à la réglementation. Au mois de mai, 13 constats d’infraction ont été donnés. En juin, ce nombre a diminué à huit.

En Gaspésie aussi

Rappelons que Gaspé a adopté au printemps un règlement interdisant le camping sur les plages, autant aux locaux qu’aux visiteurs.

« C’est une mesure de conciliation des usages et de protection environnementale », explique le maire, Daniel Côté.

La présence de véhicules sur les plages était problématique, ainsi que l’absence d’installations sanitaires, mentionne-t-il.

Cette année, la même situation ne s’est pas produite jusqu’à présent, selon M. Côté.

« On a mis des règles claires et on a embauché une agence de sécurité », souligne-t-il.

D’autres villes gaspésiennes ont également serré la vis aux campeurs. 

Carleton-sur-Mer a limité le nombre de véhicules récréatifs autorisés dans les cours privées et permet le camping seulement à l’extrême est et l’extrême ouest de la ville. 

De son côté, Chandler s’est munie d’un terrain de débordement pour ceux qui n’ont pas trouvé d’endroit pour s’installer pour la nuit.

– Avec Erika Aubin

À VOIR AUSSI